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Sénatoriales 2017

Le département de l'Oise fait partie des 38 départements métropolitains concernés par le renouvellement par moitié du Sénat, soit 170 sénateurs et sénatrices qui seront élus le 24 septembre 2017 au suffrage universel indirect par un collège de « grands électeurs ».

Plus d'informations sur le site officiel http://senatoriales2017.senat.fr

 

L'Oise fournit 4 sénateurs, qui sont actuellement Caroline Cayeux et Alain Vasselle (Les Républicains) et l'ex-socialiste Yves Rome (passé depuis chez Macron) et Laurence Rossignol (actuellement au PS), élus en 2011.

À noter que cette dernière, suite à son entrée en avril 2014 au gouvernement en tant que secrétaire d'État puis ministre des gouvernements Valls I et Valls II, a laissé sa place au Sénat au maire PCF de Montataire, Jean-Pierre Bosino qui, avec le groupe Communiste, Républicain et Citoyen, a mené des combats sur une ligne politique de gauche, en opposition avec les dérives de Hollande et Valls, et donc de L. Rossignol.

Jean-Pierre Bosino a quitté son mandat de sénateur le 17 juin 2017, après les élections présidentielle et législatives, quand L. Rossignol est redevenue sénatrice.

 

Le Parti communiste français présente une liste

à cette élection sénatoriale 2017 dans l'Oise,

menée par Jean-Pierre Bosino.

 

Je suis l'activité des sénateurs du groupe Communiste, Républicain et Citoyen (CRC) au Sénat.

 

De l'utilité des sénateurs communistes

Les sénateurs communistes sont actuellement les seuls à mener bataille contre les ordonnances Macron visant à casser le Code du travail 

Communiqué du groupe CRC du 19 juillet 2017 suite à l'examen du projet de loi en Commission des Affaires sociales du Sénat :

La majorité sénatoriale apporte son soutien à la casse du Code du travail par ordonnances

La Commission des affaires sociales du Sénat a adopté le projet de loi d’habilitation du gouvernement à prendre par ordonnances « les mesures pour le renforcement du dialogue social ». Dans la logique de la loi El Khomri, la majorité a souhaité « renforcer l’ambition de ce texte en poursuivant trois objectifs : développer la compétitivité et l’attractivité de l’économie, tenir compte des spécificités des petites entreprises, rationaliser notre droit du travail au profit des salariés et des employeurs ».

Dans les faits, il s’agit de libérer les employeurs mais d’asservir les salarié-e-s, en refusant notamment de prendre en compte le lien de subordination entre les 2 protagonistes. Sous le prétexte de création d’emplois, c’est la flexibilité à outrance et la généralisation de la précarité. Les droits des salarié-e-s sont réduits comme peau de chagrin sous couvert de modernisme. Ainsi, le travail dominical est étendu, l’obligation des entreprises de moins de cinquante salarié-e-s de négocier avec un salarié mandaté est supprimée. Pour donner plus de souplesse d’adaptation aux TPE, les employeurs pourront organiser un referendum afin de valider un projet d’accord sans passer par les syndicats, les commissions paritaires régionales interprofessionnelles seront supprimées, le délai de contestation d’un licenciement pour motif économique sera réduit, et le périmètre géographique des difficultés de l’entreprise ramené au niveau national, permettant ainsi toutes les manipulations.

Les sénatrices et sénateurs du groupe CRC rappellent leur opposition à ce projet rétrograde, véritable recul de civilisation et mèneront dans l’hémicycle sénatorial, comme elles et ils l’ont fait en commission, le combat pour s’opposer au chantage à l’emploi, à la remise en cause des protections des salarié-e-s. La pensée unique est du côté de la droite et du gouvernement.

 

Voir l'article de l'Humanité paru le vendredi 21 juillet 2017 : « La droite sénatoriale joue la surenchère »

 

Une voix différente au Sénat

par Éliane Assassi, sénatrice de Seine-Saint-Denis, présidente du groupe CRC*

 

Le document que vous avez entre les mains a pour objectif de vous présenter en quelques pages la raison d’être et l’activité d’un groupe parlementaire petit par la taille, mais reconnu par la place importante qu’il tient au Sénat.

Cette assemblée, aujourd’hui encore, est méconnue. Trop souvent, c’est l’image du « train de sénateur » qui prévaut dans l’opinion publique, alors que le rôle du Sénat est déterminant dans le meccano institutionnel d’aujourd’hui.

Le Sénat dispose de larges compétences constitutionnelles. Il représente les collectivités territoriales, il dispose surtout du droit de veto sur les révisions constitutionnelles débattues au Parlement. Il examine l’ensemble des projets de loi, et 65 % des amendements adoptés par le Sénat sont repris par l’Assemblée nationale. Son poids dans le travail législatif est devenu plus important depuis quelques années, en particulier depuis les restrictions apportées au débat parlementaire à l’Assemblée nationale, suite à la révision constitutionnelle de 2008.

C’est un paradoxe, que cette assemblée élue au suffrage universel indirect avec un collège électoral restreint, puisse, par l’influence forte de la proportionnelle en son sein et une certaine liberté de règlement, abriter un débat pluraliste, un travail de fond sur le plan législatif qui fait défaut à la chambre dépositaire de la représentation du peuple, l’Assemblée nationale. C’est dans un cadre a priori hostile d’une assemblée traditionnellement conservatrice – le Conseil des Anciens du directoire n’a-t-il pas été créé pour tempérer les ardeurs de la Convention ? – que le groupe Communiste Républicain et Citoyen s’investit si fortement. Grâce à un grand travail collectif, où chaque membre tient toute sa place, sur les bases d’une activité intense, multiforme, produite sur plusieurs décennies, il porte dans l’hémicycle du Palais du Luxembourg la voix de ceux que l’on entend trop peu : les salariés, les sans-emplois et précaires, les retraités ; les petits exploitants agricoles, les défenseurs inlassables du service public, les élus des collectivités confrontés à l’austérité et à la décentralisation libérale, et la jeunesse si exposée aujourd’hui à la violence de la société et aux angoisses du lendemain.

À nos yeux, l’humain et la préservation de la planète doivent primer sur la finance et les intérêts égoïstes. C’est le combat pour la paix, pour la justice sociale, en un mot pour un monde meilleur, qui guide notre action depuis tant d’années jusqu’à aujourd’hui.

 

*Une histoire de femmes

C’est une longue tradition et une originalité unique dans la vie parlementaire : depuis 1977, le groupe CRC est le seul groupe politique, au Sénat comme à l’Assemblée nationale, présidé par une femme. Une fonction occupée actuellement par Éliane Assassi et qui le fut avant elle par Nicole Borvo Cohen-Seat, Hélène Luc et Marie-Thérèse Goutmann. Le groupe peut aussi se prévaloir de respecter la parité en comptant aujourd’hui onze femmes sur vingt-et-un membres. Il est malheureusement le seul dans ce cas au Parlement.

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« Le bonheur est une idée neuve en Europe. » Saint-Just (révolutionnaire français, 1767-1794)