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Les jeunes migrants ont le droit à un toit et à la formation ! - Beauvais, 6 mai 2019

Les jeunes migrants ont le droit à un toit et à la formation ! - Beauvais, 6 mai 2019

À l'initiative du collectif Adopte un jeune.com, une cinquantaine de personnes se sont rassemblées et ont pique-niqué le 6 mai devant l'Hôtel du Conseil départemental à Beauvais pour manifester leur soutien à la cause des mineurs isolés en danger et des jeunes majeurs jetés à la rue dès leurs 18 ans.

Parmi les organisations signataires de l'appel : CGT Educ’action, CGT du Conseil Départemental, FSU, UNSA, Solidarité Migrants Beauvais, Solidarité sans papiers Creil, RESF, SNUTER-FSU 60, les Petites Sœurs de l’Assomption, le cercle du silence Beauvais, l’ACAT, Les foulées de la rue, Attac Oise, la Ligue des Droits de l’Homme, la Ligue de l’enseignement, la libre pensée Oise…

 

La présidente du Conseil départemental, aggravant la politique menée par ses prédécesseurs, a fait le choix de parquer des dizaines de jeunes migrants de moins de 18 ans dans des hôtels à Beauvais, Creil, Compiègne, Betz... Ils sont déscolarisés, l’accès aux soins médicaux les plus élémentaires leur est difficile voire impossible. Ils ne bénéficient pas d’un accompagnement éducatif identique aux jeunes migrants accueillis au CDEF et n’ont que peu voire pas d’aide pour leurs démarches. Tels sont les résultats de la politique « sociale » du Conseil Départemental. 

Comment fait-on pour travailler au foyer de l’enfance de Beauvais quand il y a 4 éducateurs pour 60 jeunes migrants qui vivent à l’hôtel ? Comment assurer un suivi médical quand, au foyer de l’enfance de Beauvais, un seul médecin vient le mercredi après-midi, ou quand des rendez-vous hospitaliers ne sont pas honorés ? Comment vivre quand on est régulièrement changé d’hôtel ? 

À l’hôtel il faut invisibiliser ces jeunes, tenter le blocus en essayant d’empêcher les associations de les rencontrer, qu’il n’y ait pas de vagues. Cyniquement le Conseil départemental joue la montre, attendant leurs 18 ans pour pouvoir les jeter à la rue en toute impunité. C’est le cas de la très grande majorité des adolescent·e·s qui sont confiés à l’Aide Sociale à l’Enfance dans l’Oise et ailleurs. Quelques chiffres : 26 % des SDF sont issus de l’Aide Sociale à l’Enfance ; 1 jeune sur 2 de l’ASE n’a aucun diplôme à 17 ans contre 1 sur 5 dans la population globale ; 1 SDF sur 4 est un ancien enfant placé. Les contrats jeunes majeurs n’existent plus : 5 contrats jeunes majeurs pour les mineurs isolés dans l’Oise ! Le jour de leurs 18 ans l’accompagnement éducatif et social s’arrête brutalement. La scolarité, les formations s’interrompent. Pour beaucoup cela signifie vivre dans la rue. Soyez autonomes ! telle est l’injonction. Un projet de loi pour obliger les conseils départementaux à poursuivre la protection des jeunes jusque leurs 21 ans sera débattu le 6 mai 2019 à l’Assemblée nationale. 

  • Pour protester contre la situation des jeunes migrants à l’hôtel,
  • Pour soutenir un projet de loi qui vise à obliger les conseils départementaux de poursuivre la protection des jeunes jusqu’à leurs 21 ans,

Nous appelons à un grand rassemblement pique-nique, le lundi 6 Mai 2019 de 12 h à 14 h, devant l’hôtel du Conseil Départemental de l’Oise.

 

Le DGS du Conseil départemental de l'Oise, M. Xavier Peneau, est venu à la rencontre des manifestants pour déclarer que les organisations présentes « instrumentalisaient les jeunes mineurs » et que ceux-ci devraient dire merci à la France pour les sommes dépensées à les loger à l'hôtel au lieu de réclamer de la  scolarisation et de la formation. Ces propos scandaleux de ce si sympathique personnage ont bien évidemment déclenché des mouvements d'humeur parmi les responsables d'associations présentes !

Ce monsieur, ancien directeur de cabinet de Carignon et condamné à plusieurs reprises, notamment pour « abus de biens sociaux » et « usage de faux », DGS au Conseil département de l'Oise depuis 2015, est effectivement bien placé pour parler de l'uilisation de l'argent public.

Le collectif Femmes Communistes Solidarité Migrantes était présent et a distribué un tract mettant en avant « l'humain d'abord » ! Avec Ian Brossat et la liste PCF « Pour l'Europe des gens, contre l'Europe de l'argent », c'est une bien toute autre vision de la société qui est mise en avant.

 

 

 

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« Le bonheur est une idée neuve en Europe. » Saint-Just (révolutionnaire français, 1767-1794)