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Le PCF, LE parti de la solidarité concrète

Le parti de la solidarité concrète

Le besoin de solidarité et d’entraide, qui est permanent, se fait tout particulièrement sentir en ces moments de fêtes. Entretien avec Thierry Aury, membre du CN, responsable de la fédération de l’Oise.

 

Ta fédération met en œuvre régulièrement des initiatives de solidarité

Thierry Aury : Notre action emblématique est notre Journée pour le droit aux vacances, que nous organisons depuis 22 ans, chaque été. Cette année, nous avons emmené 1 600 personnes à Dieppe, le 20 août, venues d’une vingtaine de communes de l’Oise. Cette journée est ouverte à tous ceux qui le souhaitent, à partir du moment où ils s’inscrivent contre une participation financière. Concrètement, beaucoup sont des familles de travailleurs pauvres, avec emplois précaires, à temps partiel contraint, des jeunes dans la même situation, des retraités modestes, notamment des femmes seules. La très grande majorité ne sont pas adhérents du PCF. Un réseau Femmes communistes solidarité migrantes s’est mis en place dans l’Oise, pour venir en aide plus particulièrement aux femmes migrantes, réfugiées, sans papiers, et avoir une expression politique sur la question des migrations et des migrants. Plusieurs initiatives ont eu lieu cette année, dans des communes, avec diffusion d’un tract et appel à une collecte de produits. Là où elles ont été menées, ces actions ont rencontré un écho intéressant avec des contacts avec des dizaines de personnes que nous ne connaissions pas et qui nous ont remerciés. Une centaine de migrants ont pu être aidés oncrètement. Enfin, cette année, un car a été organisé sur Beauvais pour la soirée au Cirque Pinder, pour le gala des diffuseurs de l’Huma.

 

Quelle est l'implication des communistes et comment ces initiatives s'intègrent-elles dans l'activité du Parti ?

T. A. : La Journée pour le droit aux vacances est désormais inscrite dans les « tablettes » des militants communistes de l’Oise et une centaine de militants participent activement à sa réussite (diffusion des tracts, permanences d’inscription, encadrement des groupes dans les 27 à 30 cars...). Cela permet d'avoir une présence et une expression du PCF durant l’été, à travers les tracts diffusés, les points de presse et les articles dans les journaux, les permanences. Le réseau Femmes communistes solidarité migrantes implique 20 à 25 camarades. Il s’est constitué car des camarades estimaient que le Parti ne prenait pas assez la question des migrants à bras-le-corps, voire qu’il y avait des réticences ici ou là. La réussite des premières actions menées a été très motivante pour les militantes impliquées et a permis aussi de faire progresser le débat dans le Parti sur cette question.

 

Quel lien fais-tu entre ces initiatives et l'ambition communiste ?

T. A. : Je dirais que, quels que soient les résultats de 2017, nous aurons besoin d’un PCF ancré dans les préoccupations populaires. Les initiatives de solidarité concrète sont un atout essentiel pour cela. Alors que beaucoup mettent « tous les partis dans le même sac », nous affirmons que le PCF n’est pas un parti comme les autres. Alors que trop souvent – et c’est notre honneur –, les gens ne nous voient que quand il y a un « mauvais coup » (licenciements, expulsions, hausses de loyers...) et pour engager une lutte au succès incertain, cette fois nous ne leur proposons que du bonheur et une action réussie (ce qui est bon aussi pour le moral des militants !). Nous n’en restons pas à du « discours » sur un futur meilleur possible, mais nous arrachons concrètement un bout de vacances et des moments de plaisir, ce qui redonne de l’espoir sur d’autres choix et une autre vie possibles. À l’opposé du « climat pourri » actuel, nous faisons vivre un climat de solidarité, tous âges, origines, situations confondus (parmi les 1 600 participants, une soixantaine de personnes sans-papiers, réfugiées, sont venues en lien avec le Collectif solidarité migrants de Beauvais), en tenant un discours clair de refus des divisions et des haines : les personnes « d’origine immigrée » nous ont remerciés et des gens influencés par le FN nous ont dit que « cela les faisait réfléchir ». Nous avons un écho médiatique important et positif sur le PCF. C’est l’occasion de « faire de la politique » avec des centaines de personnes souvent éloignées de la vie publique, voire la rejetant ; ainsi l’immense majorité des adultes ont accepté de remplir le questionnaire citoyen et ont apprécié cette démarche. À nous de rester en lien avec eux, d’organiser des rencontres locales pour prolonger le débat, proposer largement l’adhésion. Tout cela doit nous inciter à multiplier, généraliser ces actions pour que le PCF soit identifié comme LE parti de la solidarité concrète. Il serait bon de faire remonter au niveau national toutes les initiatives solidaires prises ici ou là afin de mieux les partager.

 

Propos recueillis par Gérard Streiff - Communistes n° 662 du 21 décembre 2016 

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« Le bonheur est une idée neuve en Europe. » Saint-Just (révolutionnaire français, 1767-1794)