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Hors-série de l'Humanité « Georges Séguy, une vie de résistance »

L’Humanité publie un nouveau numéro hors-série, disponible à partir du 22 novembre 2016 chez les marchands de journaux : Georges Séguy, une vie de résistance.

 

Tarif : 8 euros

 

À réserver auprès du PCF Oise !

03 44 55 27 96 - pcf.oise@wanadoo.fr

 

Georges Séguy, disparu au cœur de l’été, est l’une des figures les plus marquantes de l’histoire du syndicalisme. Secrétaire général de la CGT de 1967 à 1982, son nom est intimement lié au mouvement de Mai 1968, qui a été, après le Front populaire et les lendemains de la Libération, le dernier des grands rendez-vous historiques du monde du travail avec des conquêtes ouvrières majeures. La notion de résistance caractérise le mieux un parcours de vie guidé par des engagements progressistes, jalonné de combats et d’épreuves endurées avec un courage qui n’attendit pas, pour se révéler, le nombre des années.

Militant de la jeunesse communiste en pleine clandestinité, résistant à 15 ans, déporté à 17 ans, dirigeant de la CGT et du PCF, animateur, dans les années 1980, du combat pacifiste avec l’Appel des 100, Séguy fonda l’Institut d’histoire sociale, et fut un passeur de la mémoire résistante auprès des plus jeunes générations. « Sachons conjuguer le verbe résister à tous les temps », plaidait-il au soir de sa vie, en conclusion de son dernier livre. Cette volonté farouche de résister, jusque dans l’univers concentrationnaire, a rapproché des hommes bien éloignés au départ, comme le montre le témoignage du résistant gaulliste Jean Monin, frère de déportation de Georges Séguy à Mauthausen.

La parole de Georges Séguy parcourt les pages, extraites de discours importants (congrès de Grenoble 1978, de Lille 1982), ou issues d’entretiens avec l’Humanité. Ainsi, interviewé pour le 30e anniversaire de Mai 68, Georges Séguy se livre à une analyse profonde des causes de ce printemps qui ébranla la société « Des revendications déposées depuis dix, quinze ans dans les ministères ou dans les bureaux du CNPF, réputées impossibles à satisfaire, ont été résolues en quelques heures de négociations à Grenelle, sous la pression de 10 millions de grévistes. »

Georges Séguy évoque le surgissement d’une volonté de changement des mentalités, d’abord sous la forme de libération de la parole. « Mai 1968 a constitué le grand tournant d’une évolution qui a continué par la suite de produire des effets positifs, progressistes, émancipateurs. » Il poursuivait : « Si le mouvement n’a pas abouti à une transformation de la société, il a laissé subsister une flamme qui, en certaines circonstances, s’est rallumée fortement en 1995 avec la reprise de l’idée du “tous ensemble”. »

On relèvera les nombreuses contributions, celle de Louis Viannet, secrétaire général de la CGT, qui estime que l’unité d’action des syndicats fut un domaine où Georges Séguy poussa le plus loin ses réflexions innovantes, de Jean-Louis Moynot, ancien dirigeant confédéral, expliquant combien Georges Séguy a impulsé l’extension de la grève en 1968 à partir de décisions des salariés pratiquant une autogestion de la lutte, le témoignage d’Aimé Halbeher, qui animait la CGT à Renault-Billancourt. Après 1968, conforté comme leader d’une CGT devenue la centrale de référence, « Georges Séguy s’attaqua aux routines paralysantes, aux habitudes, au formalisme déprimant », rappelle l’historien Michel Pigenet. Alain Obadia, qui fut à la fi n des années 1970 un proche collaborateur du secrétaire général de la CGT, aborde son combat pour « affirmer l’indépendance syndicale, qui ne signifie nullement la neutralité ». « Plus encore, précise-t-il, la CGT, syndicat de classe et de masse, considère essentiel de porter elle-même un projet de transformation sociale conforme aux intérêts du monde du travail. »

Ce hors-série vise à mieux faire connaître les ressorts d’un militant qui n’a cessé d’allier des actions concrètes et une réflexion exigeante et critique sur les voies de l’émancipation sociale, sur la démocratie syndicale, sur l’unité et le rassemblement des salariés, sur le communisme du XXIe siècle. Une pensée qui parle aux progressistes d’aujourd’hui.

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« Le bonheur est une idée neuve en Europe. » Saint-Just (révolutionnaire français, 1767-1794)