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Hommages et témoignages suite à la disparition de Fernand Tuil

Voici quelques réactions, témoignages et hommages de compagnons de route ou de personnes se reconnaissant dans la lutte pour la liberté du peuple palestinient que menait Fernand Tuil, un citoyen du monde.
 
 
  • Isabelle Tordjman, sa compagne

Fernand est parti hier le 24 décembre vers midi. Le jour de la naissance de sa mère… entouré de tous ses enfants, Léa et moi sous un rayon de soleil du Sud. Il voulait qu'il en soit ainsi. Même si notre douleur est immense et malgré l'envie de la partager, nous avons jugé préférable d'attendre avant de vous l'annoncer ; il était inutile de vous plomber encore davantage votre réveillon et Fernand qui aimait tant la vie et qui pensait toujours aux autres avant lui-même aurait voulu que l'on vous accorde ce court interlude… Lui qui aimait tant la musique, nous nous lui avons fait écouter  toutes ses chansons préférées… Nous l'avons accompagné jusqu'à son dernier souffle avec Paolo Conté. Il souriait. Nous aimons croire qu'avant de partir pour la Palestine il a fait ce voyage tant souhaité tous les deux en Italie… Je rentre aujourd´hui à Paris pour organiser les choses. Cela se fera au funérarium de Montreuil probablement lundi 30 mais c'est encore à confirmer. Merci de prévenir ses frères palestiniens je n'en ai pas la force.

 
 
  • Majed Bamya, premier secrétaire auprès du ministre des Affaires étrangères palestinien

Fernand Tuil a œuvré pour les camps de réfugiés, où il a combattu le désespoir et cultivé l'espoir. Il a milité pour la liberté des prisonniers, notamment Marwan Barghouti. Ses frères et sœurs palestiniens sont en deuil. Tout notre amour et notre reconnaissance à ce combattant et à toi chère Isabelle. La Palestine connait les pires souffrances, mais a aussi le privilège d'attirer à elle des gens exceptionnels.

 

 

  • Noha Rashmawi, chef de cabinet de l’ambassade - mission de la Palestine en France

La Palestine rend hommage à Fernand Tuil. Fernand Tuil nous a quittés. Notre douleur est immense. C’était un ami, un homme libre de tout préjugé, qui a combattu courageusement et inlassablement l'injustice. Son engagement au sein de l'AJPF a contribué comme jamais au rapprochement des institutions et des élus de France et de Palestine, au rapprochement des peuples. Fernand avait choisit de porter… avec nous le « fardeau de l'espoir », aujourd'hui grâce à lui, des milliers de citoyens français se sont engagés dans la lutte pour le droit et la justice. Son indignation et sa rage face à la barbarie de notre temps, nous donne la force de continuer la lutte. Il a œuvré pour bâtir des ponts entre la France et la Palestine pour mettre fin à l'injustice et au silence. Il a été un ambassadeur du peuple palestinien, de sa culture et de son histoire, nous le reconnaissons comme tel. Il a fait siennes ses épreuves et ses luttes, menant le combat dans l’honnêteté et la droiture. Son décès survenu le 24 décembre après un ultime combat contre la maladie nous plonge dans une grande tristesse. Nous nous joignons à sa famille et nous nous souvenons que grâce à lui, la voix de la Palestine et de la justice dans le monde est chaque jour plus forte. Nous serons honorés de votre présence lors de l’hommage que rend le peuple palestinien. À l'ami, au résistant contre l’occupation, au combattant pour les droits de l’Homme, Fernand Tuil.

 

 

  • Anas Aberrahim, premier secrétaire de l’ambassade de la Palestine au Sénégal

La nouvelle nous a bouleversés ! Merci Fernand pour ta participation à notre combat ! Je n'étais plus à Paris depuis quelques années et même si je suivais vos actions de près, tu me manquais déjà ! Tu nous manqueras encore mais nous savons que tu seras toujours avec nous ! Repose en paix cher camarade! Mes condoléances à ta famille et tes amis !

 

 

  • Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

Fernand Tuil nous a quittés, ma peine est immense et, à cet instant, ma première pensée se tourne vers Isabelle Tordjman, son épouse, et ses enfants. Tous les communistes partagent leur deuil et leur chagrin. À cette heure, nombreux sont celles et ceux qui sont en pleurs. Fernand était la révolte et la générosité faites homme, un communiste sincère, loyal, ouvert. L'injustice lui était proprement insupportable, et Fernand était un militant de la paix et de la justice en Palestine de la première heure, reconnu comme tel par Yasser Arafat qui l'avait pris en amitié. Les massacres de Sabra et Chatila au Liban en 1982 marqueront un tournant - à la barbarie, Fernand répondra par la fraternité et la solidarité, et lancera la campagne de jumelage des villes françaises et des camps de réfugiés palestiniens, en initiant dès 1989 le jumelage de la ville de Montataire (Oise) et de Deheisheh (district de Bethléem). En 1999, l’Association pour le Jumelage entre les camps de réfugiés palestiniens et les villes françaises (AJPF) voit le jour, co-présidée par Fernand Tuil et Ahmed Muhaisen (Deheisheh). Ce sont maintenant des dizaines de villes de tout le territoire français qui constituent ce réseau dense et irremplaçable de solidarité entre les peuples français et palestiniens. Leur action est déterminante dans la coopération entre nos deux peuples, nos deux nations. Fernand Tuil était, selon ses propres mots, « un citoyen du monde », Français, Israélien et Palestinien, trois nationalités, un seul cœur. À son épouse Isabelle Tordjman, à ses enfants, ses parents et proches, ses frères de cœur, à Ahmed et aux habitants de Deheisheh, je présente mes plus sincères condoléances et, par ma voix, celles des communistes français qui viennent de perdre l'un des leurs et peuvent s'honorer de l'avoir compté parmi eux dans leur combat pour l'émancipation du genre humain.

 

 

  • Lydia Samarbakhsh, membre de la coordination nationale du PCF, chargée des Relations internationales

En m'associant pleinement aux mots de Pierre Laurent, notre secrétaire national, à l'annonce hier de la disparition de notre camarade Fernand  Tuil, je veux au nom de la direction, passée et présente, du secteur des Relations internationales du PCF et au nom de tous les militants du secteur international du PCF, présenter à Isabelle, à Léa et à tous les enfants de Fernand, nos très sincères et fraternelles condoléances. C'est à Fernand et à son engagement que nous devons la réussite de la délégation du PCF que Pierre a conduite en Palestine et en Israël en juin dernier. Et c'est à son soutien sans faille que nous devons d'avoir, dans les  mois qui ont suivi, remobiliser toutes les ressources du secteur international pour accueillir Bassam Salhi, secrétaire général du Parti  du peuple palestinien, Leïla Shahid, Haël Al Fayoum et Elias Sanbar, ambassadeurs de Palestine, lors de la soirée exceptionnelle de solidarité du 28 novembre au siège de notre parti, et pour préparer une année 2014 de solidarité internationale avec la Palestine et appuyer la campagne internationale pour la libération de Marwan Barghouti des 5 000 prisonniers politiques palestiniens. Fernand avait encore beaucoup de projets au succès desquels nous sommes prêts à contribuer dans l'esprit de rassemblement qui était le sien. L'urgence est aujourd'hui à l'aide et à la solidarité avec les Palestiniens, de Gaza et de Cisjordanie, et avec les réfugiés qui vivent une dégradation effroyable de leurs conditions de vie déjà terribles. En nous inclinant devant la mémoire de notre camarade Fernand Tuil, nous voulons assurer toute sa famille en France, en Palestine, en Israël, à tous les siens partout dans le monde et tous ses proches, de notre amitié et de notre solidarité indéfectibles. Notre lutte commune aux côtés des Palestiniens et des Israéliens pour la paix, le droit et la justice sera victorieuse.

 

 

  • Mouvement des jeunes communistes de France

Le Mouvement des Jeunes Communistes de France a appris, avec une profonde tristesse, le décès de Fernand Tuil. Nous souhaitons rendre hommage à notre frère, à notre camarade et adressons nos plus chaudes et sincères condoléances à sa famille et à ses proches. Comme un symbole, Fernand s’éteint alors que les bombes israéliennes répandent la terreur à Gaza, alors que l’armée d’occupation a fauchée la vie d’une fillette de trois ans. Signe que le combat de Fernand était juste, signe que son combat demeure d’une actualité brûlante. Fernand, personnage respecté en France, en Palestine et partout à travers le monde était un militant de la paix, toujours disponible pour porter le combat des Palestiniens de la rue aux institutions pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens pour la reconnaissance d’un État palestinien dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale. Il était un militant acharné du droit au retour de réfugiés palestiniens, qu’il côtoyait à travers l’Association pour le jumelage des villes françaises et des camps de réfugiés palestiniens (AJPF) dont il était un cofondateur dans les années 1980. Il avait permis à des milliers de jeunes de nos villes de découvrir la réalité du conflit, à rebours des clichés les plus éculés. Communiste sincère, Fernand était présent en novembre dernier lors de notre Assemblée Nationale des Animateurs où il a transmis, dans un échange passionné, son expérience et sa force d’engagement à près de 300 jeunes communistes. Nous nous rappelons aussi de l’aide formidable qu’il nous a apportée lors de nos différentes délégations en Palestine. Fernand décédé c’est donc un ami de la paix, de la justice, un anti-impérialiste passionné qui s’est éteint, mais la braise ardente de son combat est toujours aussi vivace, le meilleur des hommages que nous pouvons lui rendre est de continuer notre lutte pour la paix au Proche-Orient, lutte qui sera, nous le savons, un jour victorieuse.

 

 

  • Thierry Aury, secrétaire départemental du PCF Oise
C'est avec beaucoup de tristesse que j'apprends la disparition de notre camarade et ami Fernand Tuil, au terme d'une longue et incroyable lutte contre la maladie. Par son engagement inlassable, déterminé, passionné depuis plusieurs décennies, Fernand personnifiait en France le combat pour les droits du peuple palestinien et pour une paix juste et durable. Il avait été à l'origine du jumelage de Montataire en 1989 avec le camp de réfugiés palestiniens de Deheisheh à côté de Bethléem, initiative qui fut à l'origine de nombreux autres jumelages et de la création de l'AJPF qu'il co-présidait. Suprême reconnaissance pour Fernand de cette solidarité active et totale aux côtés du peuple palestinien, l'ambassadeur de Palestine lui avait remis il y a deux ans, un passeport palestinien. Nous sommes nombreux à avoir découvert et rencontré la Palestine grâce à Fernand comme encore en avril dernier où il avait organisé et accompagné cette importante délégation française à la Conférence de Ramallah pour la libération des prisonniers palestiniens au premier rang desquels Marwan Barghouti. Nous aurons à cœur de poursuivre tous les combats de Fernand pour un monde plus juste et plus humain. En ce bien triste Noël, je pense à ses enfants et petits-enfants, je pense à Isabelle, je pense à tous ses proches, je pense à la Palestine en deuil.
 
 
 
  • Jean-Pierre Bosino, maire de Montataire

Fernand Tuil nous a quittés ce mardi 24 décembre 2013 aux environs de 12 heures. Cela faisait deux ans qu’il se battait avec le courage extraordinaire qui était le sien, contre la maladie. Fernand Tuil était de ces hommes ou de ces femmes, pour lesquels l’humain, la bonté, la générosité n’étaient pas que des mots. C’est au quotidien avec celles et ceux qu’il côtoyait qu’il faisait vivre ses valeurs à travers son amitié, sa fraternité. Malade, c’est encore lui qui s’inquiétait des autres. Fernand Tuil, agent municipal de Montataire, chef de service depuis de très nombreuses années, était un homme engagé. C’est dans son adhésion au Parti Communiste Français et à la CGT qu’il agissait pour l’humanisme, l’internationalisme, pour la justice et contre les inégalités. Il aura été de tous les combats aux côtés des salariés de Chausson, de Still ou de Goss, mais aussi pour la défense des droits des travailleurs en général, pour les salaires, les retraites, contre la répression syndicale. Il ne supportait pas la misère, les difficultés sociales terribles auxquelles sont confrontés nombre de nos concitoyens, ici à Montataire et partout ailleurs. Il pouvait lors de ses prises de parole, emporter une salle, un rassemblement par son enthousiasme, son optimisme. Fernand Tuil, parce qu’il aimait sa ville de Montataire et ses habitants par-dessus tout, en dehors de sa famille, était aussi un vrai internationaliste. Son action inlassable pour les droits du peuple palestinien était un pilier de sa vie. Il a été la cheville ouvrière du jumelage entre Montataire et le camp de réfugiés palestiniens de Deheisheh, puis avec Ahmed Muhaisen de ce même camp, ils ont créé « l’Association des villes françaises jumelées avec des camps ». Fernand avait acquis au fil du temps une reconnaissance y compris de la part des autorités françaises pour sa connaissance de la situation au Moyen-Orient. Yasser Arafat qu’il a côtoyé à de multiples reprises, était conscient du rôle joué par Fernand Tuil pour la création d’un État Palestinien et les droits des réfugiés. Jamais il n’oubliait dans ce combat ses nombreux amis progressistes israéliens. C’est ainsi que lui, qui avait un passeport français, un autre israélien s’est vu remettre le passeport palestinien par l’autorité palestinienne. Fernand Tuil c’était la force de conviction mais aussi la sensibilité à fleur de peau, le souci des autres, toujours. Aujourd’hui il laisse un grand vide. Nous pen­sons à Isabelle Tordjman son épouse, à ses enfants et petits-enfants, à ceux et celles qui ont fait un bout de chemin avec lui. Nous pensons à nos amis palestiniens de Deheisheh et d’ailleurs. Le plus bel hommage à rendre à cet homme vrai, c’est bien de poursuivre ses combats, de ne « rien lâcher » pour une vie meilleure, un monde plus juste. Nous ne t’oublierons pas, notre ami, notre frère, notre camarade.

 

 

  • Alain Blanchard, vice-président du Conseil général de l'Oise

Salut frère !

Fernand n'est plus parmi nous. Il est de cette belle et grande fratrie des hommes engagés. De celles et ceux qui pensent qu'il faut se consacrer à l'intérêt général pour que l'humanité change afin d'aller vers le bien commun et le bonheur pour tous. Les réactions sont multiples, l'émotion et la tristesse largement répandues, ici à Montataire, à Montreuil, dans de nombreuses localités et villes du pays, dans d'autres pays principalement en Palestine. Quel homme pour tant faire, pour s'élever autant, pour se consacrer ainsi à l'autre, aux autres, pour donner tant de chaleur humaine. Nous voulons comme nous le savons de toi, comme toi, avoir le sourire aux lèvres, la main tendue, dire notre enthousiasme et nous sommes là souffrant de ton absence tellement injuste. Mais frère, ta vie remarquable d'homme communiste, de militant infatigable de la justice et de la paix, d'amoureux des tiens et des hommes nous encourage au combat, nous inspire. De ta cellule de quartier ou d'entreprise, à tes camarades, du syndicat des communaux à tes collègues, de celui qui souffre à celui qui lutte d'ici ou de là bas, des gens de Montataire à ceux de l'Oise, de Montreuil à Bagnolet, de Paris à Ramallah, de ta terre natale à Dheisheh, de ton frère Ahmed à l'AJPF, de tes enfants tant aimés à celles et ceux que tu as tant chéris, de tes parents à tes amis : ton amour, ta trace, ta force, ton rayonnement, ton humanité sont inoubliables. Pour toi, pour eux nous allons continuer, rassembler, transmettre, lutter jusqu'au bout de nos forces, jusqu'à la victoire et celle du peuple palestinien dont aussi tu es.

 

 

  • Patrice Carvalho, maire de Thourotte, député

J’ai appris hier le décès de Fernand Tuil. Je le savais aux prises avec la maladie. Il l’affrontait avec courage et détermination, comme il a mené les combats, qui ont animé sa vie.

Je conserverai en mémoire sa vigueur, son engagement militant, sa gentillesse et son enthousiasme... Et bien sûr, le merveilleux travail accompli au service de la cause du peuple palestinien, au service duquel il s’était mis corps et âme et qui lui était nationalement et internationalement reconnu.

Fernand demeurera l’incarnation même de l’espoir dans le combat politique, un message dont nous avons tant besoin.

J’adresse toutes mes condoléances à sa compagne, à ses enfants, à sa famille et à ses proches.

 

 

  • Daniel Beurdeley, maire de Longueil-Annel, vice-président du Conseil régional de Picardie
C'est avec beaucoup de tristesse que je viens d'apprendre le décès de Fernand. Je veux rendre hommage à cet homme épris de justice, de liberté et qui a lutté de toutes ses forces pour la reconnaissance du peuple palestinien et leur dignité. Repose en paix Fernand et je t'assure que tu resteras pour moi un exemple d'un homme de paix et d humanité. J'adresse mes condoleances les plus attristées à sa famille.

 

 

  • Taoufiq Tahani, président de l'Association France-Palestine Solidarité AFPS

Bonjour,

Un ami de la Palestine, notre ami Fernand Tuil, nous a quittés. Un militant infatigable qui a beaucoup contribué à faire connaître le drame des réfugiés et ce jusqu'à la dernière pulsation de ses veines.

Je l'ai vu pour la dernière fois fin novembre à Dunkerque, lors de la rencontre autour de la coopération décentralisée avec la Palestine. Il était fatigué, mais avait tenu à y assister pour « rencontrer ses amis palestiniens et élaborer de nouveau projet » disait-il.

Je tiens à lui présenter ainsi qu'à sa famille et à ses camarades de l'AJPF nos sincères condoléances.

 

 

  • L'Association France-Palestine Solidarité AFPS-Beauvais

Bonsoir,

C'est avec peine que j'apprends le décès de Fernand. À son sujet, j'essayais de me rassurer en prenant surtout en compte les nouvelles de son incessante activité en faveur de la solidarité et même de la fraternité  franco-palestinienne. Comment envisager l'immense vide que son absence va provoquer, sinon en se rappelant tout ce qu'il avait créé et mis inlassablement en place notamment avec l'association des jumelages dont il était co-président ? Et sa détermination à mobiliser toutes les bonnes volontés pour convaincre le chef de l'État de la nécessité de voter pour l'admission de la Palestine à l'ONU !

Michel Le Drogo

 

 

  • L'association Femmes Solidaires - Département de l'Oise
Bonjour,
 
Toutes les femmes solidaires, que ce soit au niveau local ou national, rendent hommage à la mémoire de Fernand, à son dévouement pour la cause palestinienne et à la solidarité envers les licencié-e-s, notamment des usines de Montataire, sans oublier son humanisme envers les plus démuni-e-s.
 
Nous sommes aux côtés de sa famille et de ses ami-e-s dans ces moments douloureux.
 
Avec toute notre sympathie.
 
 
  • HK & les Saltimbanks
Notre ami, notre frangin Fernand Tuil, défenseur infatigable et obstiné de la cause palestinienne, est parti hier midi. Il a vécu et s'est battu pour défendre et honorer la Palestine libre, la mémoire et l'inaliénable droit au retour des réfugiés palestiniens. En jumelant des dizaines de villes françaises avec des dizaines de camps de réfugiés, c'est autant de ponts qu'il bâti au-dessus du mur et au-dessus de l'occupation; contre l'acceptation, l'oubli et toute autre forme de résignation. Un jour, il nous a rapporté cette parole d'un frère palestinien : « notre histoire n'est pas comme une feuille de papier qu'on peut déchirer ». De là où il est, il peut être fier de la noblesse de son combat et de tout ce qu'il a accompli ici-bas en tant que « citoyen du monde ». Il a fait infiniment plus que sa part ! À nous de continuer le combat. Ciao Fernand, repose en paix frère !
 
 
  • Christine et Roger Bichon

Bonjour,

très touchés par le décès de Fernand Tuil avec lequel nous avions eu le plaisir de passer une semaine enrichissante en Palestine

Nous adressons nos très sincères condoléances à sa famille et à ses amis

 

 
  • Évelyne et Guy Blanquet
C'est avec beaucoup de tristesse, et surtout de peine que Guy et moi, avons appris le décès de Fernand.
 
J'ai découvert Fernand il y a 6 ans, lors de ma prise de mandat à Montataire.
 
Il a tout de suite su m'amener à comprendre son amour et son combat pour la Palestine mais aussi de notre ville de Montataire.
 
Responsable du bureau de section, où j'avais été admise, j'aimais cette façon, et surtout ce ton bien personnel, de nous amener à comprendre où devaient nous emmener nos réflexions communes. Il pointait toujours du doigt les injustices. L'humanité dont il faisait preuve était un exemple pour moi « jeune communiste ». Il était malheureux quand il voyait des camarades être en désaccord… Dans ce cas, il n'avait qu'une envie, c'est que cela redevienne fraternel…
 
Quelque chose m'avait marqué : un jour où sachant que l'un des nôtres avait un enfant souffrant, il s'en était inquiété et avait dit « les potes, voilà, il faut aller chercher de ses nouvelles, c'est là qu'on voit aussi les vrais camarades, quand quelqu'un va pas bien, il faut y aller, il faut montrer qu'on est là… » avec ce ton si personnel.
 
Avec Guy et d'autres camarades, j'avais partagé sa joie immense avec sa famille lorsqu'il avait reçu son passeport palestinien. Là aussi, j'avais pu voir l'importance de l'homme qu'il était.
 
Je suis contente pour ma part d'avoir suivi son conseil, en lui mettant au début de sa maladie des messages auxquels il répondait, quelques fois même en m'appelant… puis il a retravaillé… je l'ai cru reparti avec nous… je l'ai rencontré fatigué, mais content d'être là… la maladie est revenue discrètement… mes deux derniers messages  n'ont pas reçu de réponse, et j'ai compris que c'était plus important que je ne le pensais… et voilà le mot fin s'est écrit. Il va tellement nous manquer.
 
Fernand, toi qui as retrouvé Yasser Arafat et Nelson Mandela maintenant dans le paradis des grands hommes… avec tous les camarades dont les rangs grossissent en apprenant ton décès à un point que tu ne peux imaginer… tous ensemble, on va faire en sorte que ta chère Palestine ne se sente pas oubliée, et pourquoi pas trouve enfin le chemin de la paix. Tu peux compter sur nous.
 
 
  • Marie-Paule Buzin

Cet infatiguable citoyen du monde (comme il aimait le dire) a tiré sa révérence, c'est une très grande perte pour la Palestine mais aussi pour tous les peuples opprimés. Je pense très fort à ses enfants et son épouse je leur envoie mes sincères condoléances. Pour moi, Fernand sera toujours là où il y aura des peuples opprimés et de l'injustice.

 

 

  • Florence Cesbron

Fernand, il est si triste de te perdre. 

Pourtant, comme celle de tous mes camarades c’est ta lumière qui reste en moi aujourd’hui, comme celle de Mandela, que tu as suivi de si près, pour devenir vivant dans nos mémoires, dans nos actes à venir. 

Fernand, j’ai eu la chance de grandir dans cet univers de combat pour l’humanité auquel tu as participé avec une force permanente. J’ai eu la chance de grandir dans cet univers de paix que tu as contribué à édifier, mais dont le capitalisme ne cessait de souiller, de mépriser l’existence, la possibilité même. Je veux offrir cette chance à tous les enfants que je croiserai, leur offrir dans les rencontres riches que j’aurai avec eux, et plus encore pour ceux que j’ai l’honneur d’accompagner dans mon quotidien. Je veux contribuer à leur donner les clés pour comprendre les contradictions de notre monde, non pour nous y résoudre, non pour rêver simplement à un autre monde illusoire, mais bien pour construire pas à pas, dans la persévérance de nos luttes, l’idée même des dépassements nécessaires puis leurs réalisations pierre par pierre. Je veux regarder chaque homme et femme que je côtoie, animée d’une même ambition pour l’œuvre collective et ne jamais me résigner à l’inhumanité !

Toute petite, j’avais entre les mains un livre illustré qui s’intitulait « Je n’ai pas de maison ». Aujourd’hui encore, les enfants de Palestine sont privés d’un chez eux qui est la base de toute construction humaine. Certains diront alors que tout est perdu, qu’ainsi l’homme est fait. Mais toi, avec d’autres, vous m’avez élevée avec l’impérative idée que l’homme n’est homme que dans son émancipation et non dans ses régressions bestiales. Alors non, je ne m’y résoudrai jamais moi non plus ! Seul le progrès humain, c'est-à-dire le respect de la dignité de tous, sera l’ancrage de notre humanité. Tout le reste doit être combattu, dépassé, dans la paix et la détermination.

Fernand, tu restes en moi comme la marque indélébile de l’Autre indispensable à ma personne par sa différence. Je tiens debout grâce à toutes vos dignités. 

Merci Fernand.

le 8 janvier 2014

 
 
  • Paul Cesbron

Lettre à un ami qui ne nous quittera plus.

Ainsi, Fernand, la vie nous quitte sans autorisation.

Pour chacun d’entre-nous c’est sans doute bien comme ça, on peut laisser la place aux autres sans que cela nous soit trop difficile d’en décider. Mais, justement, pour nous, « les autres », on a beau le savoir, ce n’est pas aussi simple. L’absent nous manque. On ne serrera plus son corps contre le nôtre, nous ne chanterons plus ensemble, nous ne partagerons plus le pain. Nous le savions, il y a un temps pour sourire et un temps pour pleurer.

Sots que nous sommes, il nous faut partir pour être présent, partout et pour toujours.

Oui Fernand, qui peut prétendre que tu nous as quittés, qui, quoi qu’il en dise, quoi qu’il en pense, peut dire que tu n’es plus là. D’où nous viennent ces mortes pensées ? Ne serais-tu plus de Montataire ? Aurais-tu perdu tes familles, tes amis, tes amours ? La Palestine t’ignorerait-elle désormais ? Nos luttes n’auraient-elles plus la saveur que tu leur as donnée ? Montreuil aurait-il perdu un combattant ?

Aucun d’entre nous ne peut effacer les marques indélébiles laissées par ceux avec qui nous avons partagé le grand repas de la vie. Tous ont une place, une place décisive dans nos propres vies.

Ainsi Fernand, nous continuerons ensemble, à chanter, à rire aux éclats, à combattre, à peiner et tu seras là pour « prendre soin de nous », comme tu me l’as rappelé lors de notre récente et dernière conversation à pleine voix. Et pour nous redire que la Palestine reste une plaie saignante au cœur du monde et qu’il faut lui porter secours pour faire progresser la liberté de tous.

Va Fernand, on a, chevillé au cœur, le goût du bonheur. Au-delà des mots. Comme toi. 

 

 

  • Christiane Giovale-Agabsi

Je n'ai pas connu Fernand mais je connaissais ses actions et son combat dont j'ai toujours suivi l'actualité et c'est comme si je l'avais côtoyé, il était familier puisqu'un camarade et son engagement faisait honneur à tous. Pour tout cela sa disparition me touche comme à chaque fois qu'un homme de bien nous quitte. Son héritage est à poursuivre au nom des valeurs politiques et humaines qui l'animaient.

À sa famille et tous ses proches, mes sincères condoléances et mes pensées amicales dans ces moments si difficiles.

 
 

Mario et Ida, de la MOI, s'associent à la douleur de la famille de Fernand Tuil qui vient de nous quitter, et à celle de ses amis et camarades.

Fernand était à l'époque responsable à l'immigration dans sa fédération du PCF de l'Oise où il nous accueillait toujours avec chaleur et fraternité. Il participait activement et régulièrement à la commission nationale du CC.  

Fernand était un homme généreux  et dévoué, dont le dynamisme était empli d'humanité. Fidèle à son Parti, il se jeta tout entier dans le soutien au peuple palestinien martyrisé.

Nous garderons de lui  le souvenir ému du camarade et de l'ami sincères.

Nous présentons nos condoléances attristées à son épouse et à sa famille.

Mario et Ida Fornaciari

ancien responsable de la commission immigration du comité central du PCF

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Hommages et témoignages suite à la disparition de Fernand Tuil

le 28 December 2013

    Déclaration de Pierre Laurent

    Disparition de Fernand Tuil, un militant de la paix et de la justice en Palestine

    Francis Wurtz, député européen honoraire

    Pour ses amis innombrables, tant en France qu’en Palestine, il est bien difficile d’accepter l’idée qu’ils ne reverront plus jamais Fernand Tuil. Grâce aux dizaines de jumelages - très atypiques - qu’il a suscités entre des villes françaises et des camps de réfugiés palestiniens,et grâce aux nombreux « voyages-sur-place-qui-valent-tous-les-discours » qu’il a organisés, combien de jeunes, de militants associatifs ou syndicaux, d’élus locaux d’horizons divers ont-ils ainsi découvert les dures réalités de la Palestine occupée, mais aussi les impressionnantes et attachantes ressources humaines d’un peuple qui, malgré soixante-cinq années de souffrances et d’humiliations, ne renonce ni à sa terre ni à sa culture ni à son projet national !

    Un jour, Fernand m’annonça l’un de ces déplacements : « Tu es élu européen, ça serait chouette que tu viennes avec nous ! » J’ai bien sûr accepté. Moi qui croyais connaitre les « Territoires palestiniens » en général et les camps de réfugiés en particulier, j’ai touché du doigt ce qu’un séjour avec Fernand Tuil apportait d’incomparable. Sans lui, on était en délégation ; à ses côtés,on était entre « frères ». Les occasions se sont ensuite multipliées. Le nombre des participants aussi : nous étions 10, 20 puis 50, avant d’approcher la centaine puis les 150... Face à notre « guide », les agents de la « sécurité » de l’aéroport de Tel Aviv étaient mal à l’aise : il parlait aussi bien l’hébreux que l’arabe, comptait nombre d’amis palestiniens mais également israéliens, était d’origine juive mais conduisait des délégations d’une grande mixité culturelle et ne tolérait aucune discrimination... Bref, il ne correspondait à aucun des schémas fournis par les autorités israéliennes à leurs jeunes « interrogateurs ». Fernand était un phénomène. Son évidente sincérité, sa fermeté sur les principes en même temps que son refus de toute provocation gratuite, son sens du contact lui conféraient une autorité naturelle et imposait le respect.

    Parmi les expériences humaines les plus marquantes qu’il nous a permis de vivre, je citerai notre séjour à Gaza -avec, notamment, Patrick Le Hyaric, et de nombreux autres amis - au lendemain des 22 jours et nuits de bombardements israéliens, en janvier 2009. À Raffah, à Khan Younès, à Zeitoun, à Jabalyia, à Al Attatra et dans la ville même de Gaza, nous avons découvert l’horreur. La rage se lisait sur le visage de Fernand en voyant les dévastations et en entendant les témoignages accablants des habitants. Nous logions chez eux, nous mangions avec eux, nous les écoutions de longues heures durant, jusque dans la nuit, à la lumière d’une torche, dans des quartiers plongés dans le noir. « Dites chez vous ce qui s’est passé ici ! » nous répétaient-ils, conscients de l’insupportable complaisance dont bénéficient en Occident les auteurs de ces crimes de guerre.

    Tous nos voyages n’étaient pas aussi dramatiques. Telle rencontre au camp de Dheisheh, près de Béthléhem, avait même des allures de fête, malgré les épreuves endurées quotidiennement. C’est là que vit l’alter ego palestinien de Fernand et sans doute son plus cher ami : Ahmed Muhaisen, magnifique co-président de l’Association franco-palestinienne pour les jumelages entre les villes françaises et les camps de réfugiés palestiniens. Ici comme dans les autres camps, l’amitié réciproque se lisait dans tous les regards. Des campagnes de solidarité comme celle - parrainée par l’Humanité - appelée « un cartable pour chaque enfant palestinien » ou bien celle (en cours) de la collecte d’instruments de musique pour les jeunes Palestiniens apportent l’oxygène qui permet de vivre dans la dignité et d’espérer malgré tout...

    La dernière initiative de Fernand Tuil à laquelle j’aie eu le bonheur de participer fut, en avril dernier, le voyage à Ramallah où se tenait une conférence internationale pour la libération de Marwan Barghouti et des 4 800 prisonniers palestiniens en Israël. Fernand luttait déjà contre le mal qui vient de l’emporter. Mais le combat pour la justice passait avant tout. Voilà l’homme, le communiste, qui nous a quittés. Mais son combat et ses valeurs lui survivront.

     

     
    « Le bonheur est une idée neuve en Europe. » Saint-Just (révolutionnaire français, 1767-1794)