Fédération de l'Oise

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04 janv.12:00
 

Rendez-vous le 4 Janvier 2012 à 11 heures à la gare d'Amiens

Xavier Mathieu avait été relaxé le 28 juin 2011 par la Chambre correctionnelle du tribunal de Compiègne, pour son refus de se soumettre au fichier ADN. Mais à l'initiative du procureur de la République, le pouvoir a fait appel de cette décision et le syndicaliste passera à nouveau en jugement à Amiens ! Il s'agit d'un véritable acharnement et de la volonté de considérer comme des délinquants méritant un fichage systématique les travailleurs qui refusent de baisser la tête et entendent se battre pour leurs droits. Le Front de gauche, qui sera présent avec Marie-George Buffet et Jean-Luc Mélenchon, demande que le parquet arrête ses poursuites et qu'au moins le tribunal prononce la relaxe de Xavier Mathieu.

 

Appel des Conti

Le cortège se rendra à la cour d’appel pour exiger :

  • la fin du harcèlement judiciaire contre les salariés de Continental et tous ceux qui défendent leurs droits et refusent les diktats patronaux ; 
  • la reconnaissance du jugement de relaxe prononcé par le tribunal de Compiègne en faveur de Xavier Mathieu ;
  • la fin des poursuites pour refus du prélèvement ADN ;
  • la fin de l'assimilation de l’action revendicative à un délit.

Le mercredi 4 janvier 2012 à 13 h 30 se tiendra à la Cour d’appel d’Amiens le procès pour juger Xavier Mathieu, qui avait été pourtant relaxé par le tribunal de Compiègne, pour avoir refusé le prélèvement ADN suite à la simple amende à laquelle il avait été condamné, comme cinq autres travailleurs de Continental, pour leur participation à la manifestation contre la fermeture de l’usine de Clairoix, à la sous-préfecture de Compiègne en avril 2009. Oui, il s’agit bien d’un acharnement de la part du gouvernement et de ses représentants pour continuer, plus de deux ans après la fin du conflit Continental, les poursuites judiciaires contre ceux qui ont eu l’audace de lutter contre les 1 113 licenciements annoncés par un groupe multi-milliardaire. Le gouvernement n’a toujours pas digéré que les travailleurs aient fait front à la coalition d’un grand industriel, Continental, et l’État, en les obligeant à lâcher certaines garanties. Pendant des mois le gouvernement a poursuivi 7 salariés en demandant des peines de prison à leur encontre pour leur participation à une manifestation, en demandant des dommages intérêts astronomiques. Le pouvoir a été désavoué par la justice. L’un d’entre eux a été relaxé et pour les six autres cela s’est réduit à une amende minime de principe, tout comme les remboursements ramenés à quasiment rien. Cela grâce à la mobilisation et au soutien de milliers de travailleurs. Mais le gouvernement n’a pas lâché. Il a entrepris de nouvelles poursuites contre Xavier Mathieu, un des porte-parole des travailleurs de Continental, dont le crime était d’avoir refusé de se faire prélever son ADN, parce que ni lui, ni ses camarades n’acceptaient d’être considérés comme des délinquants pour avoir défendu leur peau. C’est exactement ce qu’a reconnu le tribunal de Compiègne. Il a relaxé Xavier Mathieu, en considérant que les manifestations des travailleurs pour défendre leurs droits, y compris celle à la sous-préfecture, ne pouvaient pas être assimilées à un délit. Et c’est ce que le gouvernement au service du patronat ne supporte pas. C’est pourquoi il a donné l’ordre de remettre en cause ce jugement et cette relaxe en demandant au parquet de faire appel.

Il faut que cela cesse ! C’est pourquoi nous, salariés de Continental, appelons les travailleurs, les syndicats, partis, associations, attachés au respect des libertés individuelles et collectives à se joindre à la manifestation du 4 janvier à Amiens pour exiger la relaxe définitive de Xavier Mathieu et la fin du harcèlement judiciaire contre ceux qui défendent leurs droits. Comité de lutte des travailleurs de Continental

 
 

Place Alphonse Fiquet (gare SNCF)
Amiens 80000
France
49° 53' 28.4568" N, 2° 18' 25.8876" E
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« Le bonheur est une idée neuve en Europe. » Saint-Just (révolutionnaire français, 1767-1794)