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Alain Blanchard-Congrès d'étape : l'essentiel est fait, tout reste à faire ! - 10 juin 2010

Contribution d'Alain Blanchard à propos du congrès d'étape

L’essentiel est fait, tout reste à faire ! Les textes soumis à la discussion des communistes sont incomplets, imprécis, confus ? Dans la section, un camarade évoque un « charabia verbal », un autre « des propos rabâchés », d’autres n’ont rien lu. Il s’agit - si j’ai compris - d’un point intermédiaire, d’une évaluation lucide et franche de la mise en œuvre du 34e Congrès, de la préparation dans l’action et le présent du 35e Congrès. Pour ma part, je vois dans les pistes de réflexion suggérées : soulagement et confiance, intérêt et sérieux du travail accompli tous ensemble, peut-être une étape historique. Deux questions essentielles me semblent posées et mises en débat pour la recherche de réponses et une mise en œuvre commune : Mettre le communisme au centre du débat d’idées, aux conditions de notre époque, pour rendre à nouveau attractif le projet civilisateur alternatif au capitalisme. Comme l’évoque Alain Badiou « le mot communisme a un sens qui ne peut se réduire aux seules expériences menées en son nom ». De Spartacus à Babeuf, de la Jacquerie à la Commune… il conduit à toutes les formes de luttes menées pour organiser la vie des hommes sur des fondements de justice, de liberté, d’égalité, de fraternité et de solidarité. Engager véritablement la transformation du parti, pour une organisation révolutionnaire qui, par le militantisme et la démocratie, corresponde à la société projetée, au communisme. Dépasser la « matrice originelle » qui préoccupe des camarades. « Nous voulons changer parce que nous avons la conviction inscrite dans l’expérience présente d’un essor possible des solutions de partage, de mise en commun, de coopération, des solutions inscrites dans le meilleur du courant de pensée communiste comme réponses à la crise de la civilisation humaine » Texte II. Tout cela en ne s’écartant ni de l’action immédiate (retraites-collectivités…) ni de l’étape déterminante de 2012, qu’il faut vite travailler avec les gens sur le contenu du changement. De ce point de vue, une troisième question plus urgente, plus immédiate nous est posée : celle de l’avenir du Front de gauche, la nécessité de soumettre sa dimension électorale à une démarche de front populaire et citoyen, de luttes. Soulagement ! Comme nombre de communistes rencontrés, j’ai eu si peur que nous renoncions, que ce beau parti à l’histoire riche et tourmentée devienne, comme le sont devenus nombre de partis communistes, un appareil social-démocrate, un syndicat, une machine molle et repliée, sans âme ni avenir ou pire encore… Au contraire, malgré les rudes coups historiques, notre extrême faiblesse, la difficulté et l’ampleur de ce qui nous attend, nous relevons le défi du communisme ! Confiance ! Le capitalisme se fissure après ses cris de triomphe pour avoir affaibli gravement les forces de progrès. Malgré les soutiens politiques majeurs dont il dispose à droite comme à gauche, ses moyens colossaux, les illusions qu’il sème, les peuples doutent et cherchent. Marx revient, de grands penseurs travaillent l’idée du communisme. Surtout il existe chez les communistes et bien au-delà des forces pour travailler et construire cette alternative. Intérêt ! Déjà émerge de belles pistes pour la transformation du parti : reconnaissance de la diversité, tolérance et ouverture, militantisme de rassemblement, expérimentation collective, transversalité, laboratoire d’idées et d’actions, respect de chacun et formation intense, fraternité, fédération et démocratie quotidienne…. Élu, j’attends aussi moins d’isolement, plus de travail en commun et surtout une relation nouvelle avec mon parti pour construire ensemble l’intervention populaire et les rapports de force indispensables pour orienter la gestion des collectivités vers le progrès et participer à la construction de l’alternative. Sérieux ! Rien n’est réglé, tout ou presque reste à faire, mais la voie pour permettre aux milieux populaires en particuliers, de retrouver espérances, rêve et succès immédiat, s’ouvre. Et nous ne partons pas de rien, nos valeurs essentielles sont préservées, nous avons résisté et tenu, nous avons continué d’agir pour l’intérêt général, les grands combats nationaux et internationaux, comme la Palestine, nous avons déjà changé. Mais la France et le monde où nous menons nos combats ne sont plus les mêmes, alors que s’affirme toujours et autrement le besoin de communisme. MG Buffet peut donc se retirer tranquillement de sa responsabilité, elle a conduit avec d’autres, et malgré la dureté de la tâche, le parti dans le bon sens. Alain Blanchard  

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« Le bonheur est une idée neuve en Europe. » Saint-Just (révolutionnaire français, 1767-1794)