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Campagne nationale du PCF « Un million d’oliviers pour la paix en Palestine »Pour faire un don :
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Nous reproduisons ici les articles parus sur la page Facebook de la campagne « 1 million d'oliviers pour la paix » revenant sur la délégation du Parti communiste en Palestine du 10 au 22 juillet 2026, à laquelle participait notre camarade de l'Oise Martine Pleuchot, qui nous partagera dans les jours à venir ses réflexions et ressentis liés à cette initiative.
Retour de la délégation du PCF en Palestine (10 - 22 juillet 2026)
À l’initiative du PCF 94 et des animateurs de la campagne « 1 million d’oliviers pour la paix en Palestine », une délégation du Parti communiste français s’est rendue en Palestine du 10 au 22 juillet 2026.
Elle a rassemblé les fédérations du Gard, du Gers, du Lot-et-Garonne, de Meurthe-et-Moselle, de l’Oise, des Pyrénées-Atlantiques, des Pyrénées-Orientales et du Val-de-Marne, aux côtés de la direction nationale du PCF, du MJCF et d’élus nationaux et locaux, ainsi que de Pierre Barbancey, grand reporter au journal L’Humanité. Elle était composée de Vincent Boulet, Ozer Oztorun, Christine Hernandez, Alain Rouy, Morgan Desmarest, Noam Korchi, Ivan Lanta, Franck Lamas, Danielle Raucoules, Sylvain André, Silvana Silvani, Margot Chouvet, Morand Perrin, Marie-Christine Gimenez, Martine Pleuchot, Carole Dubois, Miguel Hernandez et Rachel Delamare.
En rencontrant les organisations de l’OLP - et notamment le Parti du peuple palestinien (PPP) -, cette mission a réaffirmé la solidarité politique du PCF en faveur d’un État de Palestine libre et souverain, fondé sur le respect du droit international.
Sur le terrain, son action s’est déployée sur quatre points :
- Soutenir la résistance populaire palestinienne en allant à la rencontre des acteurs de la lutte de libération en Cisjordanie occupée ;
- Se rendre auprès des agriculteurs et mesurer la portée des plantations financées par la collecte « 1 million d'oliviers pour la paix » ;
- Rencontrer les communistes et anticolonialistes israéliens qui luttent contre le racisme et l’apartheid en Israël ;
- Contribuer à l’émergence de projets de coopération décentralisée et de jumelages entre communes françaises et palestiniennes, pour répondre concrètement aux besoins vitaux des populations.
Le constat est implacable
De Bethléem à Naplouse, en passant par Hébron, Jérusalem-Est et Massafer Yatta, partout la situation s’aggrave : accélération de la colonisation, apartheid, dépossessions, violences des militaires et colons armés par le gouvernement israélien d’extrême droite. La stratégie programmée d'annexion totale - aménagement de la zone E1 - vise directement à briser la continuité territoriale palestinienne pour empêcher définitivement la création d’un État de Palestine.
Alors que le génocide à Gaza se poursuit, les Palestiniens parlent d’un génocide silencieux en Cisjordanie occupée.
Un peuple qui résiste !
Plusieurs réalités s’imposent. La jeunesse et la population palestiniennes font preuve d'une résilience remarquable malgré la répression, les emprisonnements massifs et la torture.
La journée passée aux côtés des agriculteurs a conforté pleinement la campagne « 1 million d’oliviers pour la paix ». Partout, la résistance du peuple palestinien force le respect. Tous, maires, comités populaires des camps de réfugiés, ONG appellent à multiplier les coopérations pour renforcer leurs capacités de résistance et de résilience.
Le PPP et le Parti communiste d'Israël (PCI) plaident pour la consolidation de nos liens politiques historiques.Le message transmis est unanime : solidarité internationale, application des résolutions de l'ONU et bataille politique. Les Palestiniens cultivent l’espoir d’un État libre et souverain, et affirment qu’ils resteront enracinés sur leur terre, tout comme l’olivier millénaire.
L’urgence d’une réponse politique
Face à la menace d’effacement de tout un peuple, la communauté internationale doit sortir de sa passivité. Les Palestiniens demandent des actes politiques concrets :
- Faire appliquer le droit international et rompre l’impunité d’Israël ;
- Déployer une campagne globale de sanctions, de boycott et de désinvestissement, tout en dénonçant les crimes d’Israel, notamment avec la campagne de libération des prisonniers politiques.
Plus que jamais, il est indispensable de construire un vaste mouvement de solidarité internationale, tout en menant la lutte politique, pour exiger le respect des droits fondamentaux du peuple palestinien aux côtés du peuple israélien.
Paix et justice pour la Palestine !
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Chapitre 1 : Rencontres à Ramallah et Jérusalem de la délégation du PCF en Palestine (10 - 22 juillet 2026)
Ramallah, où siègent l'Autorité palestinienne ainsi que l’OLP, a été le lieu de plusieurs rencontres de la délégation du PCF avec divers structures, personnalités et organisations palestiniennes, du 12 au14 juillet.
C’est aussi à Ramallah que se trouve le Mausolée du président martyr Yasser Arafat auquel la délégation a rendu hommage par le dépôt d’une gerbe de fleurs le 13 juillet. Le lendemain, elle a également visité le Musée Yasser-Arafat qui retrace la lutte du peuple palestinien depuis plus de cent ans, avec de nombreux documents vidéo et on l’on peut également voir le bureau d’Arafat et le bunker sécurisé dans les restes de l'ancienne mouqata'a assiégée par Israël de mars 2002 à octobre 2004.
Les premières rencontres ont eu lieu dans leurs locaux avec la commission et le ministre chargé des affaires des prisonniers et ex-prisonniers, puis le comité pour la libération de Marwan Barghouti, et le syndicat des journalistes palestiniens : la délégation a pu recueillir informations et témoignages poignants sur le sort des prisonniers et des journalistes, victimes d’intimidations et de violences qui vont jusqu'aux crimes, dans un déni total des droits humains et du droit international, insuffisamment dénoncé.
Actuellement 9 500 palestiniens sont emprisonnés dont 350 enfants et environ 3400 prisonniers sont en détention administrative. Ils subissent la torture et des sévices sexuelles dénoncées par l'ONU encore récemment.
Depuis 6 mois les avocats n'accèdent plus aux prisonniers.
Marwan Barghouti est menacé de mort et les 3 attaques violentes récentes ont des conséquences physiques importantes. La campagne pour sa libération et de tous les prisonniers politiques palestiniens est primordiale.
Le syndicat des journalistes palestiniens nous a indiqué que 256 journalistes avaient été tués, dont Shireen Abu Akleh depuis le 7 octobre 2023, 518 blessés et 200 arrestations dont 38 femmes. Les journalistes palestiniens ont vécu plus de 9 000 attaques et sont la cible récurrente de l'armée israélienne qui ne veut pas que le monde sache ce qui se passe à Gaza.Au siège de l’OLP, la délégation a rencontré de hauts responsables politiques de l’OLP, dont les plus anciens compagnons de route de Yasser Arafat et les partenaires de l'alliance Internationale pour les droits du peuple palestinien lancée à Paris avec le PCF. Elle y a également rencontré Bassam Al-Salehi, le secrétaire général du Parti du peuple palestinien, nos camarades communistes en Palestine, pour renforcer les relations entre nos deux partis.
Une rencontre dédiée aux projets de coopération et d'échanges pour la jeunesse s’est tenue au Conseil suprême de la Jeunesse et des Sports, avec la participation du ministre qui veut intensifier les relations franco-palestiniennes, notamment avec les jeunes communistes français.
À la Mouqata'a, une réception solennelle a été organisée pour la délégation avec Yasser Abbas de l’exécutif de l’OLP afin de faire le point sur la coopération entre PCF et OLP. Il a salué la campagne 1 million d'oliviers pour la paix en Palestine menée par le PCF comme étant indispensable à la résistance populaire palestinienne. Il a rappelé l'importance de la coopération décentralisée et des jumelage entre villes palestiniennes et françaises.
Le 14 juillet la délégation s’est rendue à Jérusalem-Est en voie de judaïsation. Une partie de la délégation a été reçue au Consulat général de France pour discuter de la situation des territoires occupés et des perspectives de coopération, avant que l'ensemble de la délégation ne participe à la célébration de la fête nationale au domaine national français de Sainte-Anne dans la vieille ville.
La délégation a également pu faire deux rencontres importantes avec des Palestiniens : d’abord en journée avec le comité populaire du quartier de Sheikh Jarrah à Jerusalem-Est, menacé de destruction face au nettoyage ethnique et à la colonisation, avec la participation de Aïda Touma, députée communiste du PCI à la Knesset ; puis le soir avec les responsables politiques palestiniens et les associations de Jerusalem-Est, dont l'ancienne ancienne déléguée générale de Palestine en France de mars 2006 à mai 2010 Hind Khouri, qui nous ont remerciés pour notre solidarité et notre action pour soutenir le droit du peuple palestinien à l'autodétermination.
Au total, trois jours intenses qui ont permis à la délégation d'appréhender toutes les conséquences de l’occupation pour le peuple palestinien et de renforcer notre détermination à développer les mobilisations en France.
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Chapitre 2 - Bethléem : entre l'étau du béton et l'éclat de la « belle résistance» (Délégation PCF en Palestine du 10 au 22 juillet 2026)
C'est accompagnés d'Issa Elshatleh, président de AAA, pour cette immersion, que nous découvrons la réalité de Bethléem.
Berceau historique aujourd’hui asphyxié, la ville vit sous le poids d'une brutale politique d'occupation. Le paysage urbain est quasi intégralement encerclé par les colonies israéliennes qui grignotent chaque jour un peu plus l'horizon, et le territoire se trouve coupé du monde par un mur de séparation en béton de huit mètres de haut. Ce mur, symbole physique de la fragmentation de la Cisjordanie, a pourtant été transformé en une immense toile politique. Les fresques de l’artiste Banksy y attirent le regard international, transformant la grisaille du béton en un cri de protestation visuel.
Juste à côté de cette barrière se dresse le camp de réfugiés d'Aida [avec lequel est jumelé la ville de Nogent-sur-Oise]. Dans ce labyrinthe de ruelles surpeuplées, la tension est quotidienne, rythmée par les attaques incessantes de l'armée israélienne. Au cœur de cette pression étouffante, les arrestations sont devenues quotidiennes, et les jeunes hommes sont particulièrement ciblés, subissant de plein fouet une volonté délibérée d'affaiblir les forces vives de la communauté.
Pourtant, c'est aussi là, au milieu du chaos, que bat le cœur d’une résilience unique. Face à l'oppression, le centre culturel Al Rowad propose une alternative puissante : la « belle résistance ». Fondé et dirigé par Abdelfattah Abu Srour, ce lieu refuse la fatalité de la violence. À travers le théâtre, la photographie, la danse et l'éducation, Al Rowad offre aux enfants d'Aida les outils pour s'exprimer, rêver et exister. Pour Abdelfattah, chaque acte de création est un refus de destruction et une affirmation de dignité, car, comme il le rappelle si justement : « Les Palestiniens n'ont pas le luxe du désespoir ».
Contre l'enfermement imposé par les colonies, les raids et les check-points, Al Rowad oppose l'évasion par l'art. Cette forme de résistance, à la fois pacifique, culturelle et spirituelle, prouve que même au pied d'un mur de béton armé, l'esprit humain et la volonté d'un peuple refusent de plier. Tant que la création artistique et la transmission habiteront la jeunesse d'Aida, la résistance restera vivante, dressée face à l'injustice.
45 500 € collectés, 10 271 oliviers déjà plantés ! [avril 2026]
Le PCF réaffirme sa solidarité historique avec le peuple palestinien dans sa lutte de libération nationale. Face à une stratégie d’anéantissement, nous opposons une solidarité internationale concrète et une bataille politique fondée sur le droit international, c’est-à-dire la solution politique à deux États. L’enracinement à la terre demeure, plus que jamais, le cœur de la résistance, contre la spoliation.
Grâce à la mobilisation de nos fédérations, 45 500 € ont été collectés, permettant la plantation de 10 271 oliviers. Chaque plant est un acte de résistance face à l’occupation militaire et à la colonisation de peuplement israélienne.
Un succès de solidarité internationale utile et concret
Lancée par la fédération du Val-de-Marne et entérinée par le Conseil national du 17 mai 2025, cette initiative marque une étape clé de l’action des communistes aux côtés des Palestiniens.
En coordination avec l’OLP, le ministère de l’Agriculture et les coopératives agricoles, l’Association des agronomes arabes (AAA) a sélectionné, via des pépiniéristes locaux, des plants de qualité (80 à 120 cm). En décembre 2025, ces 10 271 arbres été mis en terre sur hectares, répartis dans zones ées (Ramallah, Naplouse, Hébron, Tulkarem, Bethléem et Jérusalem), à distance des colonies pour garantir leur préservation.
Ce projet soutient directement 366 familles d’agriculteurs. Chaque don de 10 € constitue un acte politique en faveur de la souveraineté alimentaire et de la production d’huile – pilier économique de la Palestine - tout en protégeant les terres contre l’occupant.
78 ans de nettoyage ethnique : la terre, comme enjeu de résistance
Depuis la Nakba de 1948, marquée par l’expulsion forcée de 800 000 Palestiniens, et depuis l’occupation de 1967, les gouvernements israéliens s’attaquent à l’accès à la terre, à l’eau et à la nourriture. Cela a été considérablement renforcé par la politique suprémaciste de Benyamin Netanyahou. En Cisjordanie comme à Gaza, l’arme alimentaire est devenue un outil de guerre.
Depuis 1967 : plus d’un million d’oliviers ont été détruits par l’armée et les colons.
Depuis octobre 2023 : 50 000 arbres supplémentaires ont été arrachés.
Impact économique : l’olivier génère 40 % des revenus pour 80 000 producteurs. Sa destruction menace la sécurité alimentaire et provoque un véritable écocide (érosion des sols).
Cette stratégie de dépossession vise à empêcher l’émergence d’un État viable et souverain. Lors de la récolte d’octobre 2025, l’ONU a recensé 225 attaques de colons, faisant 171 victimes. Sous la terreur de ces milices protégées par Netanyahou, plus de 20 % de la production n’a pu être récoltée.
Dans le contexte de génocide à Gaza et d’intensification de la répression en Cisjordanie occupée (annexion complète des territoires, 900 checks points, 10 000 prisonniers politiques dont torture, déplacements forcés, assassinats…), la campagne du PCF prend tout son sens politique face aux 750 000 colons surarmés.
Peine de mort pour les Palestiniens, la volonté d'assassiner tout un peuple !
Alors que Netanyahu et Trump propagent le chaos au Moyen-Orient en toute impunité et illégalité, le gouvernement suprémaciste d’extrême droite israélien franchit un nouveau cap pour liquider la question palestinienne.
L’offensive est législative. Le 30 mars, la Knesset a instauré la peine de mort pour les seuls Palestiniens, en marquant un tournant historique. Pour Ofer Cassif et Aida Tuma, députés communistes israéliens : « La Nakba continue. Israël légitime et justifie désormais le génocide, l’apartheid et le nettoyage ethnique. La loi sert le fascisme et le renforce. »
Amplifions notre solidarité internationale !
Alors que la France se rend complice de crimes de guerre par ses ventes d’armes à Israel, les communistes disent NON à la proposition de loi Yadan ! En faisant l’amalgame entre antisionisme et antisémitisme, ce texte dénoncé par l’ONU criminalise toute critique d’Israël en menaçant le mouvement de solidarité, comme le souligne le communiqué du PCF paru le 8 avril dernier : la loi Yadan doit être retirée.
Face à l’urgence et à l’invisibilisation des souffrances du peuple palestinien, nous renforçons la campagne des oliviers avec un nouvel objectif de 100 000 €. Dans ses remerciements à Fabien Roussel, Issa Elshateh (vice-président de l’AAA) souligne que face à l’annexion des terres, cette campagne est « vitale pour la survie, la dignité et l’indépendance économique des Palestiniens ».
L’engagement du PCF est total : pas de paix sans justice, ni sans sanctions contre les crimes d’Israël. Nous exigeons le respect du droit international, la pleine souveraineté de la Palestine et le droit à l’autodétermination du peuple palestinien.
Christine Hernandez
coordinatrice de la campagne nationale PCF « Un million d’oliviers »
La Coopérative des élu·es communistes, républicain·es et citoyen·nes a pris part à la délégation nationale du Parti communiste français qui s’est rendue pendant cinq jours en Palestine. L’objectif était de renforcer les liens de coopération avec l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), dans le prolongement de l’accord signé il y a un an entre les deux organisations.
Plusieurs élu·es de la Coopérative ont participé à cette mission, aux côtés de Vincent Boulet, responsable national du secteur international du PCF, de parlementaires, de membres du Conseil national et de militant·es communistes. Cette délégation a conduit un travail politique et diplomatique de premier plan auprès des principaux responsables palestiniens.
À Ramallah, Jérusalem et Naplouse, la délégation a rencontré de nombreux responsables institutionnels, politiques et associatifs : dirigeants de l’OLP, ministres palestiniens, représentants du Fatah, du Parti du peuple palestinien (PPP), défenseurs des droits humains, responsables du comité pour la libération de Marwan Barghouti, représentants du Syndicat des journalistes palestiniens, une députée du Parti communiste israélien, ainsi que les autorités consulaires françaises à Jérusalem. Elle a également été reçue au palais présidentiel palestinien et a rendu hommage à Yasser Arafat en déposant une gerbe au nom du Parti communiste français.
Perspectives concrètes de coopération décentralisée
Au-delà des échanges politiques, cette mission a permis d’identifier des perspectives concrètes de coopération, notamment entre collectivités territoriales françaises et palestiniennes. La reconnaissance de l’État de Palestine par la France ouvre de nouvelles possibilités pour développer la coopération décentralisée. Elle favorise la mise en place de partenariats durables entre communes, départements, régions et collectivités palestiniennes. Ces coopérations peuvent prendre la forme d’échanges de savoir-faire ou de projets dans les domaines de l’eau, de l’assainissement, de la santé, de l’éducation, du sport, de la culture ou de la jeunesse. Elles peuvent également contribuer au développement des services publics locaux. Les élu·e·s de la Coopérative entendent pleinement participer à cette dynamique de solidarité entre les territoires.
Besoin d’une réponse urgente
Cette mission a également permis de mesurer, sur le terrain, l’extrême gravité de la situation en Cisjordanie occupée et à Gaza. La multiplication des checkpoints, l’expansion continue des colonies, les violences commises par les colons, les restrictions imposées aux Palestinien·nes, les atteintes aux libertés fondamentales, les difficultés économiques de l’Autorité palestinienne, ainsi que la catastrophe humanitaire à Gaza témoignent d’une situation dramatique. Celle-ci appelle une réponse urgente de la communauté internationale.
Les témoignages recueillis par la délégation font également état de la poursuite des bombardements et de la destruction systématique de la bande de Gaza. Ils décrivent une dégradation dramatique des conditions sanitaires liée à l’effondrement des infrastructures de santé et d’assainissement. Ils évoquent aussi les attaques répétées contre les journalistes palestiniens ainsi que les mauvais traitements infligés aux prisonniers politiques. En Cisjordanie, les provocations, les violences des colons et la présence permanente de l’armée israélienne alimentent une tension quotidienne qui fait peser une menace constante sur les populations civiles.
Solution à deux États
Les élu·es de la Coopérative réaffirment leur attachement au respect du droit international, à la protection des populations civiles et à une paix juste et durable. Si la reconnaissance de l’État de Palestine par la France constitue une avancée importante, elle doit désormais s’accompagner de décisions fortes de la communauté internationale afin d’obtenir un cessez-le-feu permanent. Il s’agit de sanctionner les violations du droit international, de mettre fin à l’occupation et de permettre la mise en œuvre effective de la solution à deux États. Cette perspective est la seule capable de garantir la sécurité, la justice et la paix pour les peuples palestinien et israélien.
Au retour de cette mission, les élu·es de la Coopérative saluent la dignité, la résilience et la détermination du peuple palestinien, ainsi que celles des progressistes israélien·nes. Malgré les souffrances, les rencontres ont montré une volonté constante de défendre les droits nationaux du peuple palestinien et de construire une issue politique fondée sur la paix et le respect du droit. Les élu·es soulignent également le rôle de premier plan des coopérations entre collectivités locales qui, malgré les atermoiements des États, demeurent les premières bâtisseuses de la solidarité et du développement.
La Coopérative des élu·es communistes, républicain·es et citoyen·nes poursuivra son engagement en faveur de la solidarité internationale, de la coopération entre les collectivités, de l’autodétermination des peuples et d’une paix juste, durable et conforme à l’État de droit international.