Les communistes étaient présent·es ce 8 janvier aux portes du site ArcelorMittal de Montataire, pour appuyer la nationalisation d'ArcelorMittal France, permettant d'assurer notre souveraineté industrielle pour un produit, l'acier, dont le pays a grand besoin pour l'économie, l'emploi et la transition écologique. En novembre dernier, la proposition de loi sur la nationalisation a été adoptée à l'Assemblée nationale grâce aux voix de l'ensemble de la gauche (la droite et les macronistes votant contre, le RN, pseudo-défenseur de la souveraineté nationale, se contentant de s'abstenir). La prochaine étape est fixée au Sénat.
Les camarades ont échangé avec les salarié·es et les syndicalistes CGT, ainsi qu'avec le député voisin François Ruffin, venu pour une réunion de travail avec la CGT du site.
On lâche rien et on continue à faire monter la pression pour obtenir cette nationalisation vitale pour le pays.
Article paru dans le Journal des député·es communistes du groupe GDR de décembre 2025 :
Le 27 novembre, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture la proposition de loi visant à nationaliser ArcelorMittal France. Cela fait bientôt vingt ans qu’ArcelorMittal organise méthodiquement la disparition de la sidérurgie française en fermant un à un les sites de production.
Au printemps dernier, la suppression de plus de 600 postes en France a été brutalement annoncée sur sept sites, dont la moitié à Dunkerque, alors même que le groupe, numéro 2 mondial de la sidérurgie,réalise des profits records. Et pendant que les sites ferment,les savoir-faire partent au Brésil, en Inde, aux États-Unis.
« Ce n’est pas une stratégie industrielle, c’est le scénario d’un démantèlement scandaleusement financé avec de l’argent public » a fustigé Stéphane Peu. Car ArcelorMittal reçoit chaque année des centaines de millions d’euros d’aides publiques payées par nos impôts, sans aucune transparence ni contrepartie. Il est temps que l’État reprenne la main. « La nationalisation s’impose comme la seule réponse crédible pour garantir les investissements nécessaires, pour planifier la décarbonation, pour être au service de l’intérêt général et non de la rentabilité à court terme, et faire définitivement cesser le chantage d’un groupe qui ne respecte jamais ses engageents et se moque des pouvoirs publics » a jugé le député. Le texte a été adopté avec le soutien de la gauche, contre l’avis du gouvernement. Quant au RN, qui prétend défendre la souveraineté industrielle, il s’est contenté de s’abstenir.