Des grèves et des manifestations ont eu lieu dans toute la Picardie ce 2 octobre, dans l'Oise à Creil et Montataire, porteuses de revendications pour les salaires, les retraites, les services publics et la justice sociale.
Pour le Compiégnois, rendez-vous était fixé à Gournay-sur-Aronde, pour un rassemblement solidaire avec la lutte des gaziers de Storengy, en grève depuis cinq semaines pour les salaires et pour le retour de la TVA à 5,5 % sur les factures de gaz et d'électricité.
À l'issue de cette troisième journée de mobilisation depuis la rentrée, le Parti communiste français déclare :
Le Premier Ministre doit entendre le message des mobilisations sociales !
Aujourd’hui encore, des centaines de milliers de travailleuses et de travailleurs, de jeunes, de retraité·es se sont levés pour dire non aux projets de régression sociale du gouvernement.
Dans les entreprises, les services publics comme dans la rue, la colère et la détermination se sont à nouveau exprimées avec force : justice sociale et justice fiscale ont été au cœur des cortèges.
Cette journée de grèves et de manifestations envoie un message clair au Premier ministre : le pays refuse un budget d'austérité et des réformes injustes qui s’attaquent aux droits sociaux, aux salaires, aux retraites, à l'industrie, aux services publics et à l’avenir de la jeunesse.
Tout projet de budget aligné sur les orientations du précédent gouvernement est minoritaire, il n’a aucune légitimité.
Le PCF appelle à ouvrir en grand le débat dans le pays sur le budget 2026 pour des dépenses publiques utiles à la réponse aux besoins sociaux et écologiques et au développement du pays, pour une sécurité sociale renforcée, à l'opposé des attaques contre ses principes qui visent à en livrer des pans au secteur privé.
Cela implique de nouveaux pouvoirs d'intervention des salarié·es et une réorientation de l'argent de l'Etat, des banques et des entreprises.
C'est le sens de la pétition nationale lancée par le PCF pour dire stop aux 211 milliards d'euros d'aides publiques qui viennent nourrir les profits et exiger des critères sociaux et environnementaux pour leur utilisation.