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Soutien des communistes à la lutte des gaziers de Storengy - Gournay-sur-Aronde, 2 septembre 2025

Les camarades de la section PCF du Nord-Compiégnois étaient aux côtés des gaziers de Storengy à Gournay-sur-Aronde le 2 septembre qui, à l'appel national de la fédération des mines et de l'énergie de la CGT (FNME-CGT), étaient en grève et se battaient pour de meilleures conditions de travail et pour exiger le retour de la TVA à 5,5 % sur les factures de gaz et d'électricité - le gouvernement ayant fait passer ce taux à 20 % sur les abonnements le 1er août.

Portée notamment par Fabien Gay, les sénateurs du groupe communiste, républicain, citoyen, écologiste • kanaky (CRCE•K) ont déposé le 23 juin une proposition de loi pour un taux réduit de la TVA sur l'énergie.

La lutte est engagée, plus déterminés que jamais.

 

Le PCF apporte son soutien aux énergéticiens en grève !

Aujourd’hui, à l’appel de la fédération Mines-Énergie de la CGT, plus de 200 sites sont en grève. Nous saluons cette mobilisation forte des énergéticien·nes qui revendiquent simplement le droit de vivre dignement de leur travail par une hausse des salaires et un juste prix pour les usagers du service public de l’énergie par la baisse des factures de gaz et d’électricité.

L’énergie est un droit pour tous et toutes et un besoin vital pour la société. Pour le garantir, l’heure est à la construction d’un grand service public de l’énergie autour d’EDF et Engie renationalisées !

Le PCF propose de baisser la TVA à 5,5% sur les factures de gaz et d’électricité, de sortir du marché européen spéculatif de l’énergie et de développer le service public pour répondre aux besoins et décarboner la production et la consommation énergétiques.

Il est temps de remettre l’intérêt général au cœur de la politique énergétique, avec un pilotage démocratique de tous les acteurs concernés, un service public puissant et des investissements massifs, la création de centaines de milliers d’emplois et les formations associées pour garantir à tous un accès à une énergie propre, abordable et sécurisée.

L’orientation stratégique de la politique de l’énergie doit être fondée sur la constitution d’un mix énergétique 100 % public et 100 % décarboné, s’appuyant sur le nucléaire, atout majeur de la France, l'hydroélectricité et sur le développement des énergies renouvelables.

Paris, le 2 septembre 2025

Parti communiste français

 

Photos de Chantal

Deux articles parus dans L'Humanité sur ce thème

 

Plus de 180 lieux de mobilisation : dans l'énergie, les agents font grève pour des salaires et des prix justes

Marie Toulgoat, 31 août 2025

Le grand coup d’envoi de la rentrée sociale sera cette année donné par les énergéticiens. À partir de ce mardi 2 septembre, les agents d’EDF, d’Engie, d’Enedis et de toutes les industries électriques et gazières sont appelés à la grève et à la mobilisation par la FNME-CGT. Plus de 180 lieux de mobilisation et piquets de grève ont été décomptés par la fédération syndicale, annonçant un mouvement suivi sur tout le territoire.

Si la mobilisation s’inscrit dans un large mouvement de riposte contre le projet de rigueur orchestré par Emmanuel Macron et François Bayrou, c’est pour leurs rémunérations que les énergéticiens entendent se mobiliser. « Nos grilles salariales conventionnelles commencent 9 % en dessous du SMIC. Les employeurs sont obligés de raboter les bas de la grille pour verser des rémunérations supérieures au salaire minimum », expose Stéphane Avonture, délégué syndical d’Engie Thermique France.

Celui-ci dénonce une « échelle sciée par le bas » faussant le bon déroulement des carrières. La FNME-CGT demande également une revalorisation du montant des primes d’astreinte, versées aux travailleurs mobilisés en dehors des heures de travail, toujours calculées selon l’échelon 1, pourtant inférieur au SMIC.

La grève pourrait être reconduite dans la durée

Parmi les revendications des grévistes figure également le rétablissement de prix justes de l’énergie. « À chaque fois que nous réclamons des hausses des salaires, on nous oppose l’impact que cela pourrait avoir sur les factures. Or, nos analyses ont montré que la masse salariale ne compte pour rien dans le prix que les consommateurs payent, au contraire de ce que représentent l’impact du marché de l’énergie et les taxes », assure Fabrice Coudour, secrétaire général de la FNME-CGT.

Ce premier août en effet, la TVA appliquée sur l’ensemble des factures d’électricité et de gaz – abonnement et consommation comprise – a été rehaussée à 20 % contre 5,5 % auparavant. Un non-sens pour les salariés du secteur, qui entendent critiquer cette mesure injuste au cours de leurs mobilisations.

La CGT soutient également une proposition de loi déposée par le groupe communiste au Sénat, prévoyant le rétablissement de la taxe à son plus bas niveau. « Le pouvoir d’achat des Français et des petites entreprises est durablement entaché par les factures d’énergie. 13 millions de personnes aujourd’hui vivent en situation de précarité énergétique. Nous espérons que notre mobilisation permettra de peser dans le sens du pouvoir d’achat », poursuit Fabrice Coudour.

Pour le moment annoncé jusqu’au 4 septembre, la grève pourrait être reconduite dans la durée si les employeurs des industries électriques et gazières faisaient la sourde oreille à la colère exprimée sur les piquets de grève. Voire continuer le 10 septembre, date du mouvement « Bloquons tout », né sur les réseaux sociaux d’un mécontentement largement partagé face à la rigueur austéritaire du gouvernement Bayrou. « Nous ne voulons pas nous approprier la colère citoyenne mais nous créerons les conditions pour que les salariés de l’énergie puissent participer à cette journée », précise le secrétaire général de la FNME-CGT.

 

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Nouvelle hausse pour les factures d’énergie : les petits consommateurs encore pénalisés

Marie Toulgoat, 31 juillet 2025

Ce 1er août, la TVA appliquée aux abonnements énergétiques va passer de 5,5 % à 20 %. Une mesure qui va principalement pénaliser les petits consommateurs.

Une mauvaise surprise attend les ménages sur leur facture d’énergie dès ce vendredi 1er août. La TVA appliquée aux abonnements de gaz et d’électricité va en effet passer de 5,5 % à 20 %, rejoignant le taux de taxation de la part variable de la facture. Ce sont plus particulièrement les petits consommateurs d’énergie, pour qui la part de l’abonnement est la plus lourde dans le prix final payé, qui devraient faire les frais de cette augmentation tarifaire.

Ainsi, en ce qui concerne l’électricité, « les ménages qui consomment moins de 3 300 kWh/an (grosse consommation) verront leurs factures augmenter de 0,6 à 5,6 % », selon le site d’information Hello Watt.

La mesure, actée lors de la loi de financement pour l’année 2025, devrait rapporter 1,5 milliard d’euros aux caisses de l’État. Cette hausse de la TVA pourrait donc annuler les bienfaits de la baisse de 15 % des tarifs réglementés de l’électricité depuis février 2025 pour une partie des usagers.

En réponse à ce qu’il juge être « en totale contradiction avec les principes fondamentaux de solidarité et d’accès aux biens essentiels pour tous », le groupe communiste au Sénat a déposé ce mois-ci une proposition de loi visant à réduire à 5,5 % la TVA sur l’ensemble des composants de la facture d’électricité. « Alors qu’un million de personnes ont basculé dans la précarité énergétique, rehausser la TVA à 20 % est inacceptable. Le gouvernement rackette les ménages », a assuré le sénateur communiste et directeur de l’Humanité, Fabien Gay, porteur de la proposition de loi.

Réagissant à cette hausse injuste des prix de l’énergie pour les usagers, mais aussi pour revendiquer de meilleurs salaires pour les salariés des industries électriques et gazières, la fédération nationale mines-énergie CGT (FNME CGT) a annoncé lancer un appel à la grève dès le 2 septembre. « Ce ne sont pas les salaires qui pèsent sur les prix de l’énergie, mais le marché », a asséné Fabrice Coudour, secrétaire général du syndicat.

 

 
« Le bonheur est une idée neuve en Europe. » Saint-Just (révolutionnaire français, 1767-1794)