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Oise Avenir n° 1365 du 28 avril 2021

Sommaire

  • p. 2 - Édito
  • p. 3 - Élections départementales et régionales 2021
  • p. 4 - Luttes en cours : Pauvreté des enfants en France

 

Encarts

  • Bulletin de vote sur les échéances 2022
  • Enveloppe postale à compléter, comprenant une enveloppe de vote
  • Flyer « 1er mai »
  • Souscription « 1er mai » ; Kaleidoscope

 

Édito • La question sociale

J’écris cet édito au retour d’une journée de rencontres dans le Beauvaisis, avec Karima Delli, tête de la liste de rassemblement des forces de gauche et écologistes.

Une journée préparée avec les candidat·e·s communistes, Caroline Besse, Pierre-Marie Jumeaucourt et Loïc Pen. Une journée riche d’enseignements.

Nous avons eu à cœur de mettre en avant trois préoccupations majeures : les services publics, la santé et l’emploi, à travers des débats avec des salarié·e·s.

La première rencontre avec les cheminot·e·s sur le parvis de la gare a amené K. Delli à s’engager à mettre un coup d’arrêt au projet de X. Bertrand « d’ouverture à la concurrence des TER », à renforcer la présence humaine dans les gares et trains et à relancer la filière industrielle du ferroviaire. La discussion a été marquée par l’exigence d’un grand service ferroviaire 100 % public, meilleure réponse en terme de qualité pour les usagers, d’emplois et d’engagement dans la lutte contre le réchauffement climatique. En conclusion, les élu·e·s CGT ont dit : « si vous êtes élue, nous serons dans votre bureau dès le 1er juillet ! », excellente manière de rappeler que la meilleure garantie est la mobilisation et le rapport de forces des salarié·e·s.

La deuxième rencontre, devant l’hôpital a rappelé l’urgence à inverser les logiques désastreuses à l’œuvre depuis des décennies — « je n’oublie ni le ministre X. Bertrand, ni aucun des gouvernements des décennies écoulées dans la responsabilité de ce que nous vivons » a dit un syndicaliste. « Nous voyons un véritable épuisement des personnels, certains quittant même leur métier tant ce qu’ils vivent va à l’inverse du sens qu’ils lui donnaient ». « Nous accumulons 100 000 heures sup’, et il faudrait embaucher ici au moins 100 personnes ! ». « Il faut sortir de l’absurdité d’un hôpital rentable et inverser totalement les logiques qu’on nous imposent ». Là encore, c’est l’exigence de choix humains radicalement nouveaux qui est mise dans le débat.

La dernière rencontre s’est faite sur un tas de pneus, à l’entrée de l’usine ex-Tropicana, de Hermes, où les travailleur·euse·s sont en grève depuis six semaines pour obtenir des garanties sur l’avenir de ce site industriel. « Jusqu’ici nous n’avions vu que les communistes ! » La préfète, les présidents de droite du Département et de la Région restent muet·te·s sur la demande de « table ronde » exigée par les grévistes. La tête de liste régionale interpelle alors dans une vidéo publique X. Bertrand sur l’utilisation des 500 000 euros d’argent de la Région apportée à l’entreprise.

Le rassemblement que nous avons voulu pour ces élections, pour desserrer l’étau mortifère qui voudrait enfermer notre peuple dans un duo infernal « droite-RN », ce rassemblement n’a de sens et d’efficacité que s'il porte cette urgence sociale sous toutes ses dimensions, articulée avec les exigences écologiques et citoyennes.

Ce rassemblement qui correspond à une forte attente de nos concitoyen·ne·s, c’est l’occasion de discuter, de faire découvrir nos propositions, notre démarche pour porter véritablement des solutions novatrices, progressistes, communistes, en liant les luttes et les urnes.

Alors, partout, dans chaque canton, masqué·e·s mais pas muse- lé·e·s, soyons à l’initiative, à l’offensive pour construire un printemps d’espoir !

Thierry Aury

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« Le bonheur est une idée neuve en Europe. » Saint-Just (révolutionnaire français, 1767-1794)