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Allocution d'Emmanuel Macron sur la crise sanitaire de la Covid-19 : « gonflé le gars ! » - 31 mars 2021

Gonflé le gars !

E. Macron : « Je demande à chacun de fournir des efforts supplémentaires pour les prochains mois » : « efforts des soignants », « efforts de tous », « efforts des écoles ».

Chacun·e est renvoyé·e à sa responsabilité individuelle ce qui permet à E. Macron et au gouvernement de s'exonérer complètement de leur responsabilité :

  • quand il parle des « erreurs commises », c'est toujours « nous » c'est-à-dire « lui et nous » comme si nous avions eu notre mot à dire, comme s'il avait écouté toutes les alertes depuis des années... 
  • « efforts supplémentaires des soignants » alors que le gouvernement a continué de fermer des lits d'hôpitaux depuis un an et n'a engagé aucun plan réel de formation et de recrutement de personnels médicaux et paramédicaux !
  • « efforts de tous » alors que que E.Macron a refusé la gratuité des masques et n'a pas créé les conditions d'une vaccination rapide de toutes celles et tous ceux qui le souhaitent :
    • rappelons qu'il a laissé Sanofi gaver ses actionnaires de 4 milliards d'euros en 2020, supprimer 3 000 emplois de chercheur·euse·s tout en lui versant des milliards d'argent public, qu'il s'oppose à faire des vaccins un bien public et à réquisitionner nos chaînes de production en France !
  • « efforts des écoles » alors qu'il n'a mis aucun moyen nouveau pour l'éducation, aucun moyen pour recruter massivement des enseignant·e·s et des personnels d'éducation pour permettre des dédoublements, accompagner les élèves en difficulté, aménager les locaux !

Une nouvelle fois, un E. Macron fidèle à lui-même : de belles envolées lyriques contredites par les actes concrets !

L'échec de ce régime monarchique et de cette logique du capitalisme où nos vies valent moins que leurs profits.

#masquesmaispasmuseles

Thierry Aury, 

secrétaire départemental PCF Oise

 

 

Le groupe Communiste CRCE au Sénat : « Macron parle ce soir [mercredi 31 mars]. Le Parlement, tenu dans l’ignorance et écarté des décisions, est prié de se prononcer dès demain [1er avril] sur les annonces de la divine parole présidentielle. L’autocratie en marche. 

 

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Déclaration du réseau école du PCF - 31 mars 2021

Combien de temps attendrons-nous encore le plan d’urgence dont l’école a besoin ?

Depuis quelques jours, les fermetures de classes se multiplient partout en France. Le ministre Blanquer nous a conduit dans le mur. Il a voulu garder les établissements scolaires ouverts pour permettre aux parents de travailler, mais il a systématiquement refusé de prendre les mesures nécessaires pour garantir la sécurité des élèves et des personnels. Il y a un an, le PCF proposait un plan d’urgence pour faire face à la pandémie sans sacrifier l’éducation. Depuis, rien n’a été fait ! Ce gouvernement est dangereux et irresponsable. 

Aujourd’hui, Blanquer doit partir et une autre politique doit être mise en œuvre en urgence.

Les classes ferment les unes après les autres, au coup par coup, dans la désorganisation la plus totale. Nous avons besoin d’une politique nationale qui permette à chacun de s’organiser : le gouvernement doit décider de la fermeture des établissements scolaires sur l’ensemble du territoire, pendant les quatre semaines des vacances d’avril. Ces quatre semaines doivent être mises à profit pour vacciner tous les personnels qui le souhaitent, et mettre en œuvre un plan d’équipement des établissements en masques, gel et aérateurs.

Dès maintenant, un plan de recrutement exceptionnel doit être engagé pour permettre une réduction durable des effectifs et le remplacement des absences : recrutement immédiat de tous les admissibles aux concours de l'enseignement de l'an dernier et de cette année ; recrutement d'étudiants sous statut de MISE pour soulager les enseignants (aide aux devoirs, tâches administratives...) ; création de postes de personnels administratif et technique.

Les épreuves du baccalauréat et les programmes doivent être aménagés pour tenir compte de la pandémie. On ne peut pas pénaliser les élèves parce que leur établissement a dû fermer, ou réduire leurs heures d’enseignement ! Nous demandons donc le lissage des programmes sur deux ou trois ans, l’allègement du baccalauréat 2021 et la mise en place de moyens supplémentaires à l’université pour accueillir correctement les bacheliers de 2021 (effectifs réduits, créations de postes de MCF et d’ATER).

Les bacheliers 2021 doivent se voir garantir une place à l’université dans la formation de leur choix. La procédure Parcoursup doit être suspendue : on ne peut pas mettre les bacheliers en concurrence les uns avec les autres et faire payer ceux qui auront eu des cours interrompus ou des demi-groupes !

 

La rentrée de septembre doit être préparée dès aujourd’hui. 

En septembre, le virus circulera toujours. Il faut en finir avec l’improvisation permanente et permettre aux familles et aux personnels d’envisager la rentrée avec sérénité. 

Une réduction durable des effectifs est nécessaire pour limiter la transmission du virus et pour remédier aux difficultés engendrées par les interruptions scolaires. Nous exigeons donc un moratoire immédiat sur les fermetures de classes : aucun moyen en moins, nulle part, pour la rentrée 2021 ; et un plan de recrutement pluri-annuel, d’enseignants et de personnels, de la maternelle à l’université. Pour reconstituer un vivier de candidats, un pré-recrutement sous statut de la fonction publique sera mis en place en priorité dans les disciplines et les académies déficitaires. 

Un plan national de rénovation et d'équipement des locaux scolaires est nécessaire pour permettre une réduction durable des effectifs, de bonnes conditions d'aération et d'hygiène, sans que cela repose sur les collectivités locales.

 

L’État doit cesser de se défausser et prendre ses responsabilités. 

On ne peut pas demander aux familles de choisir entre la santé et la réussite scolaire, aux personnels de se mettre en danger ou de sacrifier leurs élèves ; aux collectivités locales de choisir entre fournir des masques ou équiper les établissements en aérateurs en fonction du budget disponible. 

Le PCF demande que la crise scolaire fasse l’objet d’un débat à l’Assemblée nationale au plus vite, et que ce débat débouche sur des mesures nationales, garantissant l’égalité des élèves face à l’éducation sur tout le territoire. 

Le nécessaire changement de politique doit être élaboré dans un grand débat national. C'est pourquoi nous soutenons la démarche des États généraux de l'éducation. Partout, dans nos quartiers, dans nos villages, reconstruisons l’école dont nous avons besoin, pour nos enfants et pour l’avenir.

 

 

Allocution d'Emmanuel Macron sur la crise sanitaire de la Covid-19 : « gonflé le gars ! » - 31 mars 2021

L'Humanité - Réaction de Loïc Pen, médecin urgentiste à Creil, suite à l'intervention du président Macron

Le sens de la campagne sur la levée des brevets sur les vaccins

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« Le bonheur est une idée neuve en Europe. » Saint-Just (révolutionnaire français, 1767-1794)