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Pour la protection sanitaire maximum des populations : gratuité des masques et prise en charge par la Sécurité sociale - Oise, 14 mai 2020

Les communistes de l'Oise se ont mobilisé·e·s le jeudi 14 mai en organisant 3 rassemblements (petits, étant données les actuelles règles sanitaires), devant trois lieux symboliques : antenne beauvaisienne de l'Agence régionale de Santé (ARS), sous-préfecture de Compiègne et caisse de Sécurité sociale à Creil.

Les présent·e·s - dont sur Creil, Loïc Pen, médecin urgentiste à l'Hôpital de Creil, Catherine Dailly, conseillère départementale, Karim Boukhachba, vice-président de l'Agglo creilloise et plusieurs autres élu·e·s du Bassin creillois ; et à Compiègne, Daniel Beurdeley, maire de Longueil-Annel et Jean-Claude Patron, élu communiste et responsable mutualiste - ont relayé l'appel national des communistes à la gratuité des masques pour toutes et tous, avec leur prise en charge par la Sécurité sociale. C'est à la fois un enjeu de justice sociale et un enjeu de santé publique de permettre à nos populations de se protéger au maximum.

Nous avons déposé à chaque fois une lettre ouverte à M. le Préfet de l'Oise, à M. le Directeur régional de l'ARS et à M. le Président de la CPAM de l'Oise, et à Beauvais, Thierry Aury, secrétaire départemental du PCF Oise, a été reçu par la Directrice départementale de l'ARS. 

 

 

Lettre ouverte à

M. le Préfet de l’Oise,

M. le Directeur de l’Agence Régionale de Santé,

M. le Président de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie de l’Oise,

 

Je me permets de vous adresser ci-joint le contenu de la lettre transmise au Ministre des Solidarités et de la Santé, par Fabien Roussel, député du Nord et secrétaire national du Parti communiste français, sur le sujet crucial des masques, en portant avec force l’exigence de leur gratuité et de leur prise en charge par la Sécurité sociale. [voir ci-contre]

Compte tenu de la situation sanitaire de notre département, l’un des foyers de départ de l’épidémie, toujours classé zone rouge, avec des dizaines de milliers de salariés se rendant chaque jour pour travailler en Région parisienne par les transports en commun, compte tenu du nombre important de familles populaires aux revenus modestes dans l’Oise, compte tenu de l’inflation constatée sur les prix des masques dans le commerce, il nous semble que cette demande a encore plus de sens dans notre région.

Nous portons la colère de beaucoup d’habitants de l’Oise face à ce nouveau scandale des masques et leur aspiration à disposer de la meilleure protection sanitaire quelle que soit leur situation sociale.

Si, comme nous l’espérons, vous n’avez d’autres préoccupations que la protection sanitaire maximum des populations de notre département, nous vous demandons donc de relayer fortement cette demande au niveau national, mais aussi d’examiner sans attendre toutes les possibilités de la mettre en œuvre dans notre région.

Dans l’attente de votre réponse et restant à votre disposition pour tout échange à ce sujet, je vous transmets l’expression de mes salutations respectueuses.

Thierry AURY

Secrétaire départemental du Parti communiste français

 

Pour la protection sanitaire maximum des populations : gratuité des masques et prise en charge par la Sécurité sociale - Oise, 14 mai 2020

Les parlementaires communistes le 11 mai devant le Ministère de la Santé et des Solidarités

Voici le courrier que Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français et député du Nord, a écrit au Ministre de la Santé et des Solidarités, Olivier Véran, demandant la gratuité des masques et leur prise en charge par la Sécurité sociale.
 
 

Monsieur le ministre,

Parmi les mesures de prévention efficaces pour lutter contre la propagation du virus, le port du masque, dans les situations de promiscuité, est désormais considéré comme un impératif par les autorités sanitaires et par le gouvernement.

Des millions de salarié·e·s vont reprendre les transports collectifs et de nombreux élèves celui du chemin vers l'école. Il devrait d'ailleurs être obligatoire pour tout le monde et pas seulement dans les transports ou pour les personnes infectées.

Dans son avis du 6 avril sur la sortie progressive du confinement, le Conseil scientifique déclare : « l'ensemble de la population doit porter un masque dans les espaces accueillant du public ». Encore faut-il que ces protections soient financièrement accessibles au plus grand nombre.

Or, si le gouvernement a bien plafonné le prix de vente des masques chirurgicaux dans la grande distribution, ce prix, selon des enquêtes conduites par les associations de consommateurs, a déjà été multiplié par 6 ou 7 depuis le 15 mars dernier dans les autres circuits de vente. Pour des millions de foyers, il n'est pas envisageable de consacrer entre 30 et 50 euros mensuels par personne pour se procurer des masques en nombre suffisant.

Cette tension provoque un véritable marché noir du masque. Des communes se sont même fait voler leurs commandes, à l'image de la ville de Montreuil dont le chargement à été dérobé avant même d'arriver ! Les maires vont vite devenir les boucs émissaires si leurs administrés n'ont pas accès aux masques.

À ce propos, nous regrettons que l’État n’ait pas pris ses responsabilités pour assurer le doit au masque de chacun et chacune, comptant sur les collectivités locales et sur le marché.

Il est urgent de mettre fin à cette guerre des masques comme à la contrebande qui va se développer au fil des semaines ! La santé de nos concitoyen·nes doit primer et ne pas dépendre de son pouvoir d'achat.

C'est la raison pour laquelle nous souhaitons que l’État prenne la décision de rendre accessibles les masques à toute la population, au même titre qu'il le fait pour l'accès aux soins et aux médicaments.

Ce n'est pas seulement une question de justice sociale, mais aussi un enjeu majeur de santé publique.

Il reviendrait ainsi à la Sécurité sociale d'assumer cette distribution, selon des modalités à définir rapidement, ainsi que la prise en charge des masques à 100%, pour chacune et chacun de ses assurés.

À titre d'exemple, chaque assuré pourrait avoir accès à un bon mensuel, numérique ou physique, lui permettant de retirer son ou ses masques, gratuitement, dans les mairies ou dans les officines, jusqu'à la fin de la pandémie.

C'est à cette condition, et en mesurant bien l'importance d'une telle décision, que nous relèverons au mieux l'immense défi du déconfinement.

Vous remerciant de l'attention portée à cette requête et dans l'attente de votre réponse, je vous prie de recevoir, Monsieur le Ministre, l'assurance de ma haute considération.

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« Le bonheur est une idée neuve en Europe. » Saint-Just (révolutionnaire français, 1767-1794)