Fédération de l'Oise

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11 sept.13:00
 
 

Patient·e·s, familles, usagers, ensemble, tou·te·s concernée·e·s !

 

Rejoignez les personnels soignants lors de la 

Journée nationale de mobilisation

« Stop à la casse de l'hôpital et des services publics »

mercredi 11 septembre 2019 à 13 heures

pour l'Oise, rendez-vous à Paris, place d'Italie

 

 

Tract de la CGT Santé et Action sociale, en direction des usager·ère·s

Depuis quelques années, avec une accélération des derniers mois, la presse se fait l'écho d'événements inacceptables survenant dans nos hôpitaux publics : urgences débordées, manque de lits, fermetures de services et d'hôpitaux, sous-effectifs chroniques dans les Ehpad… La liste est longue des constats d'une dégradation de la situation d'accueil et de prise en charge des patient·e·s et de leurs familles.

Les conséquences sont catastrophiques pour les personnels avec la multiplication des cas de burn out, d’arrêts de travail et de suicides sur le lieu de travail. Alors que le rôle des soignant·e·s est de soulager la souffrance des autres, le fait de souffrir eux-mêmes d’une perte de sens dans leur travail est insupportable. D’année en année, nous devons faire plus avec moins et, à force de tirer sur la corde, celle-ci est en train de craquer. Le discours de la ministre de la Santé qui se veut rassurant, avec de grandes déclarations sur le fait que l’hôpital n’est pas une entreprise, est contredit dans les faits par une loi de finance de la Sécurité Sociale qui demande encore plus d’économies !

Quelle politique de santé voulons-nous pour nous, nos enfants, nos patient·e·s, nos résident·e·s, nos personnes âgées ? La santé n’est pas une marchandise et l’hôpital ne peut pas être géré comme une entreprise.

Nous exigeons :

  • un moratoire à toute fermeture de lits, de services et d'hôpitaux,
  • un véritable plan de remise à niveau et de développement du service public hospitalier,
  • l'arrêt des plans d'économie dits « plans de retour à l'équilibre » qui se traduisent systématiquement par des suppressions de postes,
  • la fin des politiques de rigueur qui étranglent les établissements publics.

Nous proposons :

  • La mise en place d’un grand plan d’emploi et de formation des personnels toutes catégories confondues des aides-soignant·e·s aux médecins. Pour les seuls Ehpad et l’Aide à domicile, les besoins sont chiffrés entre 200 000 et 300 000 emplois,

  • La suppression immédiate de la taxe sur les salaires pour les hôpitaux, qui représente 4 milliards d’€, soit l’équivalent de 100 000 emplois (rappelons le choix du gouvernement de supprimer l’ISF qui rapportait exactement ce montant à l’État);

  • Des centres de santé rattachés aux hôpitaux avec des médecins et des personnels salariés sous statut qui permettent de répondre à la désertification des territoires et aux besoins de la population, tant au niveau de l’offre de santé en ville que dans les hôpitaux de proximité.

 
« Le bonheur est une idée neuve en Europe. » Saint-Just (révolutionnaire français, 1767-1794)